Rarement a-t-il été plus facile de susciter une complète unanimité de la part de la famille pugilistique au Québec. La mort de Mohamed Ali a suscité des réactions multiples teintées d'admiration.

Un texte de Jean-François Chabot

Rencontrées samedi soir au Centre Bell dans le cadre du Gala Grand Prix mettant en vedette Artur Beterbiev, les personnalités du monde de la boxe d'ici ont témoigné de ce que Ali fut pour beaucoup d'entre eux une inspiration.

Pour Lucian Bute, le nom de Mohamed Ali fut le premier associé à la boxe qu'il a entendu dans sa Roumanie natale. Il a été un exemple à suivre et de loin le meilleur de l'histoire.

Régis Lévesque, dont on soulignait les 50 ans de carrière, a dit « avoir eu beaucoup de peine » en apprenant la nouvelle. « C'était le meilleur du monde. Il pouvait remplir un aréna rien qu'avec ses discours. Il réalisait toutes ses prédictions de victoire ».

L'héritier de Régis Lévesque, Yvon Michel a parlé d'un homme spécial et unique. « Il a été le boxeur le plus populaire de son époque et il a usé de cette popularité pour essayer de faire en sorte que le monde tourne plus rond. »

Michel se souvient d'avoir eu la chance de déjeuner en compagnie d'Ali et de Gaby Mancini dans le cadre des Jeux olympiques d'Atlanta en 1996. Mancini représentait le Canada aux Jeux de Rome en 1960, année où Ali avait récolté l'or chez les mi-lourds à l'âge de 18 ans.

Ali, déjà très affecté par la maladie de Parkinson, leur avait raconté à quel point il avait eu peur de voir le flambeau lui échapper au moment d'allumer la vasque.

Fernand Marcotte avait les yeux brillants et la voix remplie d'émotion en se rappelant qu'il avait partagé le même gymnase qu'Ali en Floride dans les années 70 au moment où il se préparait à affronter Sugar Ray Leonard.

Pour le jeune Eleider Alvarez, qui sera en action à Québec le 16 juillet dans le cadre d'un gala mettant en vedette Adonis Stevenosn et Thomas Williams Jr, Ali est une légende dont la plus essentielle des qualités était l'intelligence dans le ring comme dans la vie.

Francis Lafrenière, qui se battra à la Tohu le 17 juin prochain, avait peine à trouver les mots, Il avait appris la nouvelle sur les médias sociaux à son réveil. « Il est mort, mais il est là pareil. C'est un grand homme, une légende, un poète du ring », a-t-il indiqué.

Enfin, Pierre Bouchard, entraîneur de boxe et grand complice de Stephan Larouche s'est rappelé que le premier combat qu'il a vu à la télévision opposait Ali à Trevor Berbick. « Il était en fin de carrière, mais l'aura y était toujours. Il s'est toujours tenu debout et droit pour défendre ses convictions. Personne n'est triste ici ce soir. Nous célébrons son oeuvre et son legs pour la boxe et pour l'humanité. »

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