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« Une année d'apprentissage » pour Jonathan Drouin

Présenté à Montréal en grande pompe par le Canadien, Jonathan Drouin a, comme tous ses coéquipiers, reconnu que la saison n'était pas à la hauteur des attentes. Mais l'attaquant-vedette croit tout de même qu'il ne faut pas tout oublier de la dernière année.

« Pour moi, ça a été une année d’apprentissage, a dit Drouin en mêlée de presse, après sa rencontre de fin d’année avec Marc Bergevin, lundi, à Brossard.

« C’est ma première année à Montréal. Il y a toute la question du centre, de l’aile. La constance n’était pas là à 100 %. Je dois être plus constant l’année prochaine. Je serai prêt pour la prochaine saison. »

Phillip Danault, de son côté, a laissé entendre que la saison avait mal commencé, ce qui a donné le ton pour le reste de l’année. « On retient qu'il ne faut rien tenir pour acquis. C'est très décevant. Nous avons aussi connu un camp d'entraînement ordinaire aussi.

« C'est sûr qu'il y aura des changements parce qu'une saison comme celle-là est inacceptable. Je vous assure qu'on va arriver affamé au prochain camp, car on ne veut pas revivre ça deux ans de suite. »

Drouin n’était pas tout à fait du même avis. « Regardez les équipes qui n’ont pas un bon calendrier préparatoire, ça ne change pas grand-chose. C’est sûr que quand la saison commence et ça continue de descendre, c’est dur de commencer une année comme ça. Ça te rattrape en janvier ou février. »

Drouin est aussi revenu sur la question de sa complicité - ou l’absence de celle-ci - avec Max Pacioretty.

« Il y a des fois où ça fonctionne, d’autres que ça ne fonctionne pas. Ça peut fonctionner l’année prochaine. Il y a des joueurs avec qui tu cliques, d’autres tu cliques pas. Ça peut ne pas fonctionner en janvier puis cliquer en février. C’est comme ça avec tout le monde, jusqu’à ce que tu trouves quelqu’un qui sera toujours avec toi. »

La pression d’être Québécois avec le Tricolore

Au fil des années, la pression d’être un francophone a pesé lourd pour plusieurs membres de l’organisation. Pourtant, Drouin semble très à l’aise dans ce rôle de premier plan. « Honnêtement, c’était pas comme les gens le pensent. J’ai eu du plaisir avec tout ça. Je suis content de venir à l’aréna. C’est une belle ville, c’est plaisant de jouer ici. On est vraiment chanceux de jouer au Centre Bell, surtout pour moi, un jeune Québécois, c’est un honneur, ça sera toujours comme ça.

« C’est sûr que ça change. Je suis passé de la Floride à Montréal. À Montréal, que tu sois Québécois ou non, il y aura toujours une pression. Je savais que ça allait changer, surtout par rapport à Tampa où il y a moins de médias. »

Les médias, c’est une chose. Mais les impressions du public, quelles étaient-elles? « Je ne sortais pas de chez moi, alors je ne peux pas te dire, a lancé Drouin, ce qui a provoqué des éclats de rire dans le vestiaire.

« Honnêtement, non, je n'ai pas ressenti de pression. Les gens de Montréal sont passionnés. Ils aiment leur équipe. C’est certain qu’il y a des fans qui seront moins contents que d’autres, mais ça sera toujours comme ça. »

Du bon et du moins bon pour Nicolas Deslauriers

Nicolas Deslauriers est un autre Québécois à finir sa première saison dans la Métropole.

« Je voulais ma chance et je l'ai prise. Je donne aussi crédit aux entraîneurs à Laval qui m'ont poussé à m'améliorer, a reconnu le principal intéressé. Je me suis intégré facilement. C'est un bon groupe de gars. Ils m'ont aidé à être confortable dans l'équipe.

Cela étant dit, il n’est pas pour autant satisfait de cette première année. « La saison est une déception. Je pensais partir de Buffalo et goûter aux éliminatoires. Ça va me faire mal au coeur de regarder les séries. J'ai hâte que ça arrive. Je n'ai jamais joué un match de séries.

« On n'a vraiment pas été bons sur la route. On connaissait de mauvais débuts de match et on ne comptait pas assez de buts. Ça nous a fait mal. »

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