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Une autre découverte archéologique sous l'échangeur Turcot

D'autres vestiges d'un ancien village de la fin du 18e siècle ont été découverts sous l'échangeur Turcot dans le cadre du mégachantier du nouvel échangeur. Il s'agit encore une fois de vestiges d'une tannerie, un lieu où on transformait les peaux de bêtes pour en faire du cuir.

Un texte de Jean-Sébastien Cloutier

Ce sont des travailleurs du ministère des Transports du Québec (MTQ) qui en ont fait la découverte mercredi dernier lors de travaux d'excavation à proximité des rues Saint-Jacques et De Courcelle. Cinq bassins rectangulaires, une cuve circulaire et quelques pierres de maçonnerie - tous liés à la même tannerie - font partie des vestiges mis au jour jusqu'ici.

Au cours des prochaines semaines, une dizaine de personnes fouilleront de façon plus détaillée la zone d'environ 100 mètres carrés pour déterrer le plus d'objets possible. Cette zone est située à quelque 300 mètres du secteur où d'autres bâtiments avaient été découverts l'été dernier.

Les fouilles et les travaux actuels du chantier Turcot se feront en parallèle, dit la porte-parole du MTQ, Sarah Bensadoun. « Les fouilles devraient se dérouler sur environ deux à trois semaines. C'est un échéancier préliminaire et ça ne devrait pas avoir un impact sur les travaux qu'on fait actuellement ».

Le président de la Société historique de Saint-Henri n'est pas surpris de la découverte. « Le Village des tanneries, dit-il, c'était une centaine de bâtiments au plus fort. En fait, c'est le premier complexe industriel, artisanal du Canada qui était ici ».

En fait, comme ce fut le cas avec les vestiges découverts l'année dernière, les archéologues prendront des photos pour faire des relevés en trois dimensions de la zone déterrée. Ils recueilleront aussi les artefacts trouvés pour les préserver, puis le site sera détruit. Le ministère des Transports affirme qu'il n'a pas d'autre choix. Un immense remblai sera érigé à l'endroit de l'ancienne tannerie, le long de la future route 136.

Guy Giasson espère que ces vestiges reviendront dans Saint-Henri pour y être exposés, plutôt que d'aller à Québec ou ailleurs à Montréal.

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