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Une chorale ou du taï-chi pour traiter la personne... et la maladie

Toutes les semaines, des chants résonnent dans un des pavillons de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dans l'est de Montréal. Ces choristes ne sont pas des employés ou des visiteurs, mais bel et bien des patients.

Un texte d’Anne-Louise Despatie

Le choeur des patients a été fondé par le radio-oncologue Christian Boukaram. En 2016, sept personnes en faisaient partie. Aujourd’hui, il compte une trentaine de membres.

« Quand on chante, on n'a pas le choix, il faut respirer. Puis on ne pense pas à notre cancer : on chante. Et en plus, nous avons du plaisir », explique Mado Desforges, qui est devenue bénévole après avoir été patiente en 2012.

Apôtre de l'approche intégrative en médecine, Christian Boukaram a créé le programme CROIRE avec des collègues médecins et psychologues, il y a une douzaine d'années.

« On a remarqué qu'il y avait beaucoup de désespoir chez les personnes atteintes de cancer, beaucoup d'anxiété et qu'il y avait peu de ressources offertes aux patients et à leurs familles. On a donc choisi l'acronyme CROIRE pour Centre de radio-oncologie intégrative recherche et renseignement, si je me souviens bien. Mais finalement, tout le monde aime le mot CROIRE et c'est resté comme ça » explique le Dr Christian Boukaram en souriant.

Il y a maintenant des ateliers d'information sur la nutrition, le sommeil, la sexualité ou encore des séances de massothérapie, de méditation, de yoga, d'art-thérapie ou de taï-chi intégral, qui visent à améliorer la santé globale des patients. Plus de 800 personnes s'y sont inscrites l'an dernier.

Les origines de la médecine intégrative

Conçue dans les années 1990 aux États-Unis, cette approche intégrative a fait son chemin dans les hôpitaux du Québec après avoir été mise en doute par plusieurs médecins.

Les différents programmes qui visent à améliorer la qualité de vie des patients atteints sont souvent financés par l'entremise de fondations (Virage au CHUM, CROIRE à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, L'espoir, c'est la vie à l'Hôpital général juif, Faire face au CUSM).

Ces thérapies complémentaires, offertes en concordance avec l'équipe médicale, ne remplacent pas les traitements conventionnels. On s'assure qu'elles ne soient pas contre-indiquées, selon l'état de chaque patient.

À ceux qui doutent des effets bénéfiques des thérapies complémentaires, Dr Boukaram répond qu'elles font leurs preuves.

« Aujourd'hui, ces traitements complémentaires sont reconnus et sont basés sur des recherches dans des articles oncologiques très prestigieux », souligne-t-il.

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