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Une consultation sera lancée pour l’avenir de la balle molle au parc Jeanne-Mance

L'administration de Valérie Plante a indiqué lundi qu'une consultation publique va être lancée afin de réfléchir notamment à l'avenir de la balle molle dans le parc Jeanne-Mance. Fin mai, le « terrain nord » a été démantelé, provoquant la colère de citoyens venus manifester lors du conseil municipal.

Un texte de Romain Schué

Une cinquantaine de personnes ont bruyamment protesté lundi, en fin d’après-midi, en dénonçant la décision prise par l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Après avoir promis, cet hiver, de rouvrir ce terrain, le maire du Plateau, Luc Ferrandez, évoquant des raisons de sécurité, est finalement revenu sur cette décision. Il a annoncé la suppression cet espace au début du mois de juin.

Le maire a fait allusion à la blessure d’une dame, touchée à la tête par une balle durant l’été 2016, alors que ce terrain n’était pas clôturé. Après avoir attaqué la Ville de Montréal en justice, la dame a finalement eu gain de cause et obtenu une compensation financière.

« Dans la mesure où une personne a été blessée, on doit prendre en compte [cette situation] », a assuré la mairesse de Montréal, Valérie Plante, questionnée à ce sujet par l’opposition, durant la séance du conseil municipal.

Alors que plusieurs utilisateurs de ce terrain ont mis de l’avant, au cours de la période réservée aux questions du public, la diversité et l’intégration de nombreux immigrants grâce à ce sport, l’administration a promis qu’une consultation sera menée, dans le cadre du plan directeur du parc Jeanne-Mance.

« On trouve que c’est très important. Et de là, on va décider de l’avenir de ce coin-là », a spécifié la mairesse, tout en précisant avoir « la sécurité à cœur » et ne pas être « anti-sport ».

« Difficile de contenter tout le monde », prévient l'administration

Mettant de l'avant le fort achalandage de ce parc situé au pied du mont Royal et de nombreuses « demandes », le conseiller Alex Norris s'est quant à lui montré prudent, en expliquant qu'il sera « difficile de contenter tout le monde ».

Ce dernier a précisé que les usagers de ce terrain ont d'ores et déjà « la priorité » pour jouer sur l'autre terrain, situé plus au sud.

Se disant « très déçu » par la fermeture de ce terrain, le chef de l’opposition, Lionel Perez, s’est réjoui de cette annonce.

S’il y a « une volonté politique » de garantir à la fois « la sécurité » et « la reconstruction » de ce lieu, « ils peuvent le faire », a-t-il ajouté.

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