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Une énième demande pour parachever l’A-19

Le maire de Laval, Marc Demers, compte sur la prochaine élection québécoise pour obtenir le parachèvement de l'autoroute 19, réclamé depuis plusieurs années. Il assure que le nouveau tronçon de huit kilomètres entre les autoroutes 440 à Laval et 640 à Bois-des-Filion pourrait aussi améliorer le transport collectif.

Depuis maintenant 12 ans, les maires de la Rive-Nord tentent d'obtenir avec leur coalition le parachèvement de l'autoroute 19 afin de désengorger leur région de plus en plus peuplée.

Ils réitèrent leur demande lors de chaque campagne électorale. Le ministère des Transports du Québec l'a inscrite dans ses projets, mais il n'y a toujours pas de travaux en cours.

Selon le maire de Laval, il n'est pas question de privilégier le transport routier aux dépens du transport collectif.

Montréal dit non

Projet Montréal, qui dirige la métropole, s'est opposé catégoriquement au projet d'autoroute, évoquant l'impact du nombre supplémentaire de véhicules sur les citoyens qui demeurent près de l'avenue Papineau, là où se déverse la voie rapide.

La mairesse et présidente de la Communauté métropolitaine de Montréal, Valérie Plante, dit toujours privilégier un boulevard urbain incluant le transport collectif.

De son côté, le chef de l'opposition officielle à Montréal, Lionel Perez, insiste aussi sur la nécessité d'obtenir du transport collectif.

« Évidemment, il faut toujours incorporer les éléments de transports en commun. C'est une condition sine qua non de n'importe quel projet de développement autoroutier et également pour l'évolution de la population. Si on ne crée pas l'offre, le besoin ne va pas être répondu », a-t-il dit.

Un prolongement pertinent

En mars 2015, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a publié un rapport dans lequel il reconnaissait la pertinence du prolongement de l'A-19.

Le BAPE a toutefois demandé au ministère des Transports de poursuivre ses études sur les différents scénarios possibles.

Le MTQ proposait une autoroute à quatre voies, sur un tronçon de huit kilomètres, au coût approximatif de 700 millions de dollars.

Des groupes environnementaux s'y opposent et suggèrent plutôt un boulevard urbain, avec feux de signalisation. Le gouvernement du Québec n'a pas encore déterminé quel scénario final sera retenu.

Un engagement ferme

Dans une sortie publique en mars 2017, le premier ministre Philippe Couillard déclarait que l'autoroute 19 serait prolongée d'ici peu.

Il affirmait : « Au budget, on va voir qu'on est avancé, très loin dans la première phase. Ça va nous permettre, d'ici l'été, de passer à la deuxième phase, qui nous amène à la réalisation. Donc, la 19, on va la réaliser ».

Cette promesse avait bien été accueillie par Paul Larocque, qui était à l'époque maire de Bois-des-Filion et porte-parole de la Coalition pour le parachèvement de l'autoroute 19. Il se gardait tout de même un excès d'enthousiasme.

Le maire de Bois-des-Filion avait aussi fait remarquer : « Jean Charest est venu, en juin 2010, en conférence de presse, entouré de ses ministres, pour nous dire qu'il allait inaugurer l'A-19 en 2015. Je vous rappelle que nous sommes en 2017 et que le projet est toujours à l'étude. »

Il y a deux semaines, Philippe Couillard a indiqué qu'il donnerait bientôt le coup d'envoi du prolongement de l'autoroute 19, à Laval.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine

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