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Une entreprise de Laval purifie l'eau d'un lac au Bénin

L'entreprise Technologies Écofixe, de Laval, se spécialise dans le traitement des eaux usées. Depuis un an, elle développe son procédé biologique dans la commune de Sô-Ava, au Bénin, aux prises avec des problèmes d'eau contaminée. Il s'agit d'un exemple de partenariat à caractère social de plus en plus en vogue au Québec.

Un texte de Francis Labbé

Technologies Écofixe est une petite entreprise de cinq employés qui utilise un procédé biologique pour traiter les eaux usées. « Nos bactéries à nous mangent les bactéries en suspension dans l'eau et la purifient », résume la présidente, Marisol Labrecque. Fondée en 2014, elle s'est associée à trois municipalités au Québec, dont Bromont, en Montérégie.

Jusqu'à maintenant, l'entreprise utilisait sa technique dans des étangs aérés au Québec. Elle est en train de révolutionner ses propres façons de faire, en adaptant son procédé au climat de l'ouest de l'Afrique.

Technologies Écofixe a été approchée par une autre entreprise de Laval, Umalia, afin de mettre son savoir-faire au service d'une ville du Bénin, Sô-Ava.

« Nous avons fait analyser l'eau de notre lac et de notre rivière, récemment. Heureusement, cette analyse ne nous a révélé aucune présence de produit chimique. Mais il y a des bactéries d'origine biologique qui contaminent notre eau », raconte Hyppolite Dansou, responsable du Collectif des organisations de la société civile de Sô-Ava.

Un marché potentiel prometteur

L'an dernier, Technologies Écofixe a envoyé des échantillons et un mode d'emploi à Sô-Ava, avec une marche à suivre pour réaliser une étude préliminaire. Les résultats ont été concluants.

« C'est une première approche, pour notre entreprise, du marché africain », explique Marisol Labrecque, présidente d'Écofixe. « C'est évidemment un marché énorme en matière de traitement des eaux. Si nous connaissons du succès à Sô-Ava, ça pourrait nous ouvrir des portes. »

La deuxième phase de ce partenariat démarrera début 2017 avec l'installation d'équipements à plus grande échelle.

Un jumelage stratégique

C'est l'entreprise lavalloise Umalia qui a jumelé Sô-Ava avec Technologies Écofixe. Umalia se spécialise dans le développement social des entreprises. Elle permet à des sociétés canadiennes qui ont des fonds à investir en philanthropie ou en développement social d'optimiser leur investissement.

« Notre but, c'est que chacune des parties en tire le maximum », explique Lucie Bourgeois, présidente d'Umalia. « Écofixe pourra tester son modèle dans des marchés comme l'Afrique, sans avoir eu à payer pour trouver un partenaire africain. Une entreprise de cette taille n'a souvent pas les moyens d'avoir de tels budgets de recherche et développement. »

« Pour Sô-Ava, c'est extraordinaire. C'est une communauté vulnérable et qui vit dans la pauvreté, qui ne pourrait pas, autrement, s'offrir une technologie aussi innovante et, surtout, qui ne pourrait payer des gens pour venir tester cette technologie sur place. »

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