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Une femme de Sainte-Marthe-sur-le-Lac accusée d'avoir tué trois de ses quatre enfants

Une femme de 27 ans résidant à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, dans les Laurentides, a comparu jeudi au palais de justice de Saint-Jérôme relativement au triple meurtre de ses propres nouveau-nés. L'accusée ne peut être identifiée, car elle est mère d'un quatrième enfant toujours vivant. Il est âgé de 3 ans.

L'audience a été brève – quelques minutes tout au plus, au cours desquelles l'accusée a gardé le silence.

Six chefs d'accusation ont été déposés contre elle :

  • meurtre au premier degré (commis le 10 ou le 11 octobre 2017);
  • meurtre au premier degré (commis entre le 3 décembre 2014 et février 2017);
  • meurtre au premier degré (commis entre le 3 décembre 2014 et février 2017);
  • avoir fait disparaître le cadavre d’un enfant dans l’intention de cacher que sa mère lui a donné naissance;
  • avoir omis de fournir les choses nécessaires à l’existence d’un enfant;
  • corruption d’enfant (a participé à un adultère ou à une immoralité sexuelle ou s’est livrée à une ivrognerie habituelle ou à toute autre forme de vice et a mis en danger les mœurs de l’enfant ou a rendu la demeure impropre à la présence de l’enfant).

Selon le sergent Marc Tessier, de la Sûreté du Québec (SQ), la femme s'est présentée à l'hôpital le 15 octobre dernier, à la suite de quoi le personnel a contacté les policiers, étant donné les circonstances nébuleuses de son état.

Ces informations ont mené le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne à effectuer une perquisition à sa résidence de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, le lendemain. Les policiers y ont découvert les corps de trois nouveau-nés qui provenaient de grossesses différentes.

Selon les analyses effectuées, il ne s'agissait pas de fausses-couches ni de grossesses ayant mal tourné.

Après enquête, il a été décidé de procéder à l'arrestation de la femme, mercredi, à Trois-Rivières.

Celle-ci sera de retour devant le tribunal le 7 décembre pour son enquête sur remise en liberté. Elle restera détenue d'ici là.

Par ailleurs, les expertises se poursuivent. Les chefs d'accusation pourraient donc être modifiés dans le futur.

Avec la collaboration de Geneviève Garon

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