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Une « force latérale » serait à l'origine de la panne majeure de métro

La Société de transport de Montréal (STM) privilégie maintenant la piste d'une « force latérale » pour expliquer l'usure ou le bris de pièces appelées frotteurs sur des voitures du métro, qui ont causé la panne d'une dizaine d'heures qui a paralysé la ligne orange, samedi dernier.

C’est du moins la conclusion à laquelle est arrivée Polytechnique Montréal, dont l’expertise a été sollicitée par la STM pour élucider le mystère de l’arrêt de service.

« Le mode de défaillance ne correspond pas à une collision sur la voie ou à une fatigue prématurée », a indiqué la STM pour expliquer l’usure anormale des frotteurs des nouveaux trains AZUR et des anciens modèles MR-73.

Le problème serait survenu dans le contact entre les trains et les frotteurs dans les courbes ou les aiguillages, mais probablement pas sur une ligne droite, même si cela n'est pas totalement exclu. C'est la pièce qui tient le frotteur, qu'on appelle la table, qui s'est brisée dans deux cas.

  • Deux pièces se sont cassées sur des wagons AZUR;
  • Six pièces ont été endommagées sur des voitures AZUR;
  • Une autre pièce a été endommagée sur un vieux modèle MR-73.

« C’est un problème qui prend toutes sortes de conditions. Il faut que les astres soient alignés pour que ça arrive, c’est pour ça que c’est difficile à trouver », a résumé en conférence de presse le directeur d'Ingénierie, infrastructures et projets majeurs de la STM, François Chamberland.

La STM dit poursuivre ses inspections de nuit « en se concentrant sur les appareils de voie des aiguillages et sur les courbes serrées d’où pourrait provenir la force latérale qui endommage les frotteurs ».

« On va faire l’examen minutieux de la voie, on va prendre des mesures très spécifiques aux endroits où on pense qu’il peut y avoir des défaillances. Ça va se faire au cours des prochains jours et on se donne jusqu’à vendredi prochain pour tirer des conclusions », a indiqué le président du conseil d'administration de la STM, Philippe Schnobb.

Entre-temps, les 13 voitures AZUR retirées de la circulation ne seront pas remises sur les rails au moins jusqu'au 27 janvier, par mesure préventive. La STM répète que ce ne sont pas les voitures qui sont en cause et que c'est justement pour prévenir tout dommage supplémentaire qu'on les laisse au garage.

Certaines anciennes voitures ont repris du service, ce qui permet de limiter les conséquences pour les usagers. Il y aura deux trains de moins aux heures de pointe la semaine prochaine.

La STM avait indiqué lundi dernier que c’est l’usure inexpliquée d’un frotteur négatif - qui fait la jonction entre le train et les rails et transmet le courant - qui a provoqué la panne, en causant des bris importants à des équipements de signalisation sur son passage.

La société a installé des caméras sous les trains pour tenter de comprendre pourquoi des dommages ont été causés aux frotteurs.

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