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Une gardienne d'enfants en procès pour importation d'héroïne à l'aéroport Trudeau

Une femme de 28 ans, originaire de la Colombie-Britannique, subit son procès à Montréal pour avoir importé plus de 7 kg d'héroïne à l'aéroport Pierre Elliott Trudeau, en juillet 2015.

Un texte de Geneviève Garon

Le 16 juillet 2015, la Canadienne Serena Khavita Narinesingh a décollé de Kigali, au Rwanda, avec deux valises sur roulettes.narinesingh

Après deux escales à Bruxelles et Zurich, la jeune femme a atterri à Montréal. Ses bagages ayant été égarés, elle s'est rendue dans un hôtel près de l'aéroport pour les attendre. Selon la procureure fédérale Anne-Marie Manoukian, elle y a rencontré deux personnes.

Le lendemain, un employé de l'Agence des services frontaliers du Canada, Konstantinos Tsambarlidis, a fouillé ses valises et y a découvert un double-fond. À l'intérieur se trouvaient 7,7 kg d'héroïne. Mme Narinesingh a été arrêtée sur-le-champ. La drogue était pure à 39 %.

Selon M. Tsambarlidis, Mme Narinesingh a raconté s'être rendue à Kigali pour rencontrer un amoureux qu'elle avait connu sur Internet. Elle a déclaré être une « nanny » en Colombie-Britannique et être venue à Montréal pour voir son père malade. Par la suite, elle a plutôt affirmé être venue voir des amis.

M. Tsambarlidis a eu la puce à l'oreille en ouvrant les bagages. « J'ai remarqué qu'il y avait peu d'items, peu de vêtements, ce qui contrastait avec la taille des valises », indique-t-il. Selon lui, le passeport de la dame avait été émis moins d'un mois auparavant.

La poursuite a l'intention de déposer en preuve le contenu des deux cellulaires de l'accusée.

Après avoir entendu les sept témoins du ministère public, l'avocat de Serena Khavita Narinesingh, Steve Hanafi, annoncera aux 12 jurés s'il présente une défense.

Mme Narinesingh a plaidé non coupable aux accusations d'importation d'héroïne et de possession d'héroïne dans le but de faire le trafic.

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