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Une immense fresque sur l'histoire du Québec, exposée à Montréal

Après avoir été présentée à New York, la très grande toile intitulée Québec, réalisée par l'artiste new-yorkais Adam Miller, est exposée à Montréal du 2 au 5 novembre 2017 au Musée McCord.

L’œuvre est une commande de l'homme d'affaires montréalais Salvatore Guerrera, qui, il y a trois ans, a eu l'idée de cette fresque historique. Séduit par le projet, Adam Miller a choisi le grand format, un art qui, selon lui, se perd.

Cette œuvre d’art s’inspire de La mort du général Wolfe, de l’artiste Benjamin West, datée de 1770, qui illustre la bataille de Québec de 1759. Adam Miller a mis un an à réaliser cette fresque qui mesure près de 9 mètres carrés.

En 2017, nous soulignons des anniversaires d'événements importants dans l'histoire du Canada, a expliqué M. Guerrera par voie de communiqué. « Notre pays a maintenant 150 ans. Nous célébrons 225 années d’institutions parlementaires au Québec. Montréal fête son 375e anniversaire. Il y a 50 ans, le monde entier s’est rendu à Montréal, pour Expo 67. La Charte canadienne des droits et libertés a été adoptée il y a maintenant 35 ans. Tous ces événements ont contribué à bâtir le Canada tel que nous le connaissons. À cet effet, j’aimerais que les Canadiens et les Québécois apprécient, grâce à cette toile monumentale, les avantages de mieux comprendre l’immense contribution du Québec à la fondation de notre pays. »

Deux événements historiques figurent à l'avant-plan. D'abord, dans le bas, au centre, Miller a peint le felquiste Paul Rose agrippant Pierre Laporte et James Cross, dont les mains sont liées derrière le dos. Dans le bas, à droite, le peintre a représenté la crise d'Oka, avec une femme tenant contre elle un homme blessé, devant un groupe de manifestants.

Au centre de la toile, on peut reconnaître René Lévesque et, derrière lui, plusieurs autres premiers ministres provinciaux et fédéraux, dont Pierre Elliott Trudeau, Lucien Bouchard, Jean Charest, Jacques Parizeau et Pauline Marois, à qui Philippe Couillard semble s'accrocher.

Lors de son dévoilement à New York en juin, la fresque avait toutefois soulevé quelques critiques, notamment celles de l'historien Laurent Turcot, qui soulignait le « manque de sérieux du projet » ainsi que des inexactitudes historiques.

À la vue de cette toile, il déplorait en premier lieu qu’on ait besoin de se voir dans le regard d’un étranger pour exister, mais surtout que l'artiste n'ait pas fait une sérieuse démarche historique avant d’entreprendre ce grand projet. En effet, le peintre new-yorkais a dit à plusieurs médias avoir fait ses recherches au Québec, mais il n'a pas donné de nom d’historiens, de politiciens et de personnalités publiques lui ayant permis de façonner la trame narrative de sa fresque.

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