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Une nouvelle école pour les élèves déficients intellectuels de la CSDM 

C'est comme si le père Noël était passé pour les 200 élèves de l'école Irénée-Lussier, leurs parents et pour le personnel aussi, qui se battent depuis cinq ans pour défendre ce projet d'école répondant aux besoins des enfants handicapés.

Le vieux bâtiment situé à l'intersection du boulevard Pie-IX et de la rue Hochelaga est un labyrinthe pour ces jeunes de 12 à 21 ans atteints de déficience intellectuelle moyenne à sévère, mais aussi de troubles du spectre de l'autisme, de surdité ou de problèmes de motricité.

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a fait l'annonce d'un investissement de près de 35 millions de dollars, provenant du Plan québécois des infrastructures 2016-2026, en vue de construire une nouvelle école.

Le bâtiment de quatre étages abritera 37 classes spécialisées, un gymnase et une cafétéria. Des salles de retrait sont aussi prévues pour permettre à ces jeunes de quitter leur classe pour retrouver leur calme lorsque survient une crise.

Très émue, la présidente de la Commission scolaire de Montréal, Catherine Harel-Bourdon, a parlé du travail colossal qu'effectue le personnel dans une école vétuste et des annexes qui ne répondent plus aux besoins des élèves.

Juste pour vous donner une idée, dans la nouvelle école, il va y avoir des ascenseurs. Ça semble facile, mais ici, c'est tellement difficile au quotidien pour le personnel de l'école.

Catherine Harel-Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal,

Le ministre Proulx avait visité l'école au printemps dernier et avait promis de faire son possible. « On va cesser de travailler à l'intérieur de nos limites et on va travailler en fonction de leurs besoins. Pour moi, c'est extrêmement important: ça va être l'école la plus moderne de cette nature. Et c'est la raison de ces investissements si importants », affirme-t-il.

La nouvelle école Irénée-Lussier pourra recevoir jusqu'à 250 élèves provenant de partout à Montréal.

Cinq ans de bataille

Vania Aguiar, dont le fils termine sa dernière année de scolarité, défend le projet depuis longtemps avec l'équipe-école et d'autres parents.

« Après beaucoup de représentations, cinq ans de bataille, on a trouvé un ministre qui est sensible à notre cause, sensible aux jeunes et aussi à la réussite scolaire de ces jeunes-là », se réjouit Mme Aguilar, qui est aussi la présidente du Conseil d'établissement de l’école.

Le premier projet présenté au gouvernement dépassait les 50 millions de dollars.

Concernant l’investissement annoncé aujourd’hui, Mme Aguiar refuse de parler de compromis, mais plutôt de réalisme. « Le premier projet, c'était un rêve. C'est correct de rêver, mais il faut que ce soit concret. Alors on a travaillé avec la CSDM et avec le ministère pour trouver un terrain d'entente, mais aussi quelque chose qui était convenable pour les enfants et leur bien-être », explique-t-elle.

Mais il faudra encore de la patience; la nouvelle école ne sera prête qu'en 2021, sur le terrain adjacent à l'école Eulalie-Durocher, dans Hochelaga-Maisonneuve.

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