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Une nouvelle usine sera construite pour décontaminer les lagunes de Mercier

Québec construira une nouvelle usine afin de traiter les contaminants présents sur le site des lagunes de Mercier, au sud de Châteauguay, en Montérégie – un projet de 25 millions de dollars.

L’actuelle usine, mise en place en 1984 et rénovée en 2012, n’est plus du tout en mesure de remplir sa mission.

La construction doit débuter l’an prochain. Mais des travaux préliminaires auront lieu dès maintenant.

Un comité tripartite formé de représentants de la Ville de Mercier, de la Ville de Châteauguay et du ministère de l’Environnement doit être créé pour suivre l'avancement des travaux.

Le gouvernement Couillard entend s'assurer que la solution mise en oeuvre soit à la fine pointe de la science et de la technologie, soutient-il. Il mobilisera l'expertise québécoise, l’automne prochain, afin de mettre au point les technologies qui conduiront à la réhabilitation du site des lagunes de Mercier et d'autres sites semblables, et à la réduction des coûts du confinement de contaminants.

Le ministre Pierre Moreau, député de Châteauguay, estime que son gouvernement est arrivé à une « solution optimale » qui « comporte tous les éléments essentiels pour son succès ».

La mairesse de Mercier, Lise Michaud, a indiqué que le conseil municipal et elle sont « rassurés ».

Son vis-à-vis de Châteauguay, Pierre-Paul Routhier, s’est lui aussi réjoui de l’annonce de lundi.

Il n’est cependant pas encore question d’excaver le sous-sol. Celui-ci est tellement contaminé que les connaissances scientifiques actuelles ne permettraient pas de traiter adéquatement la terre gorgée d’huiles toxiques et d’autres agents hautement polluants.

Le gouvernement Couillard espère par ailleurs toujours récupérer des dizaines de millions de dollars auprès du propriétaire du terrain contaminé, Clean Harbors, une multinationale américaine.

« Le dossier fait toujours l’objet d’un litige qui oppose le gouvernement du Québec et le propriétaire actuel, la compagnie Clean Harbors », a insisté le ministre Moreau. « Depuis 2004, de nombreux échanges ont eu lieu avec Clean Harbours sans que nous puissions en arriver à une entente. »

Toute cette pollution, qui remonte à la fin des années 1960, demeure contenue dans le sol dans une zone de 45 m par 200 à 300 m. Il n’y a aucun danger pour la santé du public, promettent les autorités.

La situation découle de l'utilisation d'anciennes gravières comme lagunes d'emmagasinage de déchets industriels liquides. En s'infiltrant dans le sol, ces liquides ont causé la contamination d'environ 400 000 mètres cubes de sable et de gravier et de 750 000 mètres cubes de roc fracturé, ainsi que celle des eaux souterraines du secteur avoisinant.

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