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Une portion du calendrier déterminante pour les Alouettes

Tous s'entendent dans l'organisation des Alouettes de Montréal (3-6-0), joueurs comme dirigeants, pour dire que la première moitié de la saison n'a pas produit les résultats escomptés. En dépit des récents insuccès, les Moineaux peuvent légitimement espérer redresser la barre dans le second segment du calendrier.

Un texte de Félix St-Aubin

Ce n'est pas un secret pour personne, les formations de la Division ouest ont beaucoup de plaisir encore cette année lorsqu'ils croisent le fer avec leurs rivaux de l'Est du pays. Les représentants de l'Ouest canadien affichent effectivement un prodigieux rendement combiné de 19-3-1 en pareille situation.

Étonnamment, les Alouettes sont responsables de deux victoires, contre les Roughriders de la Saskatchewan (4-4-0) et face aux Stampeders de Calgary (7-1-1). Ces triomphes leur ont en quelque sorte sauvé la peau durant la première portion de la campagne.

Les troupiers de Jacques Chapdelaine se sont ainsi maintenus à proximité des Argonauts de Toronto (4-6-0) et du Rouge et Noir d'Ottawa (3-6-1), leur prochain adversaire au stade Percival-Molson.

D'ailleurs, dès jeudi, les Moineaux entameront une série déterminante de quatre matchs qui devrait fort probablement faire foi de tout dans leur quête d'accéder aux éliminatoires.

Coup sur coup, ils seront l'hôte du Rouge et Noir, visiteront les Lions de la Colombie-Britannique (5-5-0), recevront le Rouge et Noir et feront une escale dans la Ville Reine. Le destin des Montréalais est vraisemblablement lié à ces quatre confrontations.

« Ça continue encore une fois d'être important au mois d'août. [...] C'est important qu'on soit capables de se mettre dans une position pour gagner la série (contre le Rouge et Noir). Le troisième match va arriver dans deux semaines », a commenté Chapdelaine.

« Je ne veux pas trop-trop m'avancer sur les Lions, mais eux aussi ils ont connu des hauts et des bas, a-t-il ajouté. Ils ont une semaine de relâche, présentement, et vont nous attendre de pied ferme. C'est important d'avoir de la confiance et du momentum avant ce duel-là. »

Les Alouettes devront décrocher des gains contre les Ottaviens et les Torontois pour obtenir le bris d'égalité. Ils n'ont pas droit à l'erreur. Un revers face à l'une ou l'autre des équipes ontariennes et ils perdront cet avantage.

Pour le moment, ce sont seulement deux formations de la Division est qui participeraient aux séries si la saison prenait fin aujourd'hui. Les Lions, classés au 4e rang de leur section, seraient repêchés (crossover). On peut donc allègrement constater qu'il s'agit de quatre matchs ayant une incidence directe dans la course aux éliminatoires.

Et c'est justement en raison de cette séquence que le bouton de panique n'a pas encore été enfoncé dans le giron montréalais. Le sentiment d'urgence est présent, certes, les Moineaux n'ayant remporté que le tiers de leurs affrontements.

« La beauté dans tout ça, c'est qu'on est encore, jusqu'à un certain point, en contrôle de notre destinée », a précisé Chapdelaine.

Apprendre des erreurs du passé

Le premier rendez-vous Montréal-Ottawa s'est soldé en faveur des représentants de la capitale nationale. Les Alouettes s'étaient tirés dans le pied à maintes reprises, cinq fois pour être bien précis, en perdant la bataille des revirements au compte de 5-0.

Il est même surprenant que la troupe montréalaise ait eu une chance en or de se sauver avec la victoire dans les derniers instants de la rencontre avec un tel ratio négatif.

« On a fait des revirements dans ce match, notamment un très tôt dans la rencontre, un autre dans la zone des buts qui nous a enlevé des points et sur un troisième essai. [...] C'est l'une des choses qui a fait partie de notre discours tout au long de la semaine », a indiqué Chapdelaine.

Le quart-arrière Darian Durant abonde dans le même sens que son entraîneur-chef.

« D'abord et avant tout, il faut qu'on soit plus intelligents. Les interceptions vont survenir, mais ce sont celles où je tente d'en faire trop que je dois limiter. Je dois mettre le ballon en touche, laisser nos unités spéciales dégager et forcer l'adversaire à jouer contre notre défense. »

« Ce sont ces revirements que nous ne pouvons plus nous permettre de donner. Si je protège mieux le ballon, on diminuera notre pourcentage de défaites. La plupart du temps, l'équipe qui gagne la bataille des revirements remporte le match », a-t-il renchéri.

La défense du coordonnateur Noel Thorpe devra trouver le moyen de ralentir le pivot Trevor Harris, considéré au titre de joueur par excellence. Le meneur offensif du Rouge et Noir est la référence du circuit Ambrosie pour les verges (3188) et les passes de touché (19).

Son talent est indéniable, mais il faut reconnaître que son travail est drôlement plus simple avec la présence des ailiers éloignés vedettes Greg Ellingson et Brad Sinopoli. Le tandem avait terrassé l'unité des Alouettes il y a six semaines avec pas moins de 15 attrapés pour 245 verges et 2 touchés.

Chapdelaine a énuméré deux des trois clés de la rencontre lors de son point de presse de mardi en ciblant la bataille des revirements et la diminution du nombre de pénalités. La troisième se retrouve dans la couverture des receveurs Ellingson et Sinopoli.

Une tâche colossale pour un bataillon qui a accordé 34 points ou plus dans 3 de ses 4 derniers duels.

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