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« Une question de chance » - Ben Scrivens

Ben Scrivens a peut-être un style peu orthodoxe devant le filet du Canadien, reste qu'il a fait le travail lors des trois victoires de suite de l'équipe.

Un texte de Diane Sauvé

Une moyenne de 1,30, un taux d'efficacité de ,959 et 94 arrêts en 98 tirs. Rien à voir avec ses quatre premiers matchs, qu'il a perdus avec une moyenne ronflante de 3,85.

Pour le joueur originaire de l'Alberta, c'est assez simple, c'est une question de chance.

« Je profite de la chance que je n'avais pas à mes quatre premiers départs, raconte Ben Scrivens. Au départ, toutes les rondelles possibles entraient dans le filet. Maintenant, je reçois des rondelles qui heurtent la barre transversale et qui sortent vers l'extérieur et non le contraire. Il faut être réaliste, je n'ai pas réinventé quoi que ce soit. »

Et vlan! Le gardien n'a pas cherché la réponse trop longtemps. Il rappelle toutefois qu'il a eu aussi à s'ajuster à la vitesse et au style de la Ligue nationale. Lui qui a disputé 10 matchs en début de saison avec les Condors de Bakersfield, le club-école des Oilers d'Edmonton, avant d'être échangé au Canadien (contre Zack Kassian).

À Montréal, il a trouvé un autre « bon entraîneur », dit-il, avec qui travailler, Stéphane Waite. « Quelqu'un qui sait personnaliser les entraînements et qui surveille nos tendances lors des matchs ».

Mais on ne parle pas de changement majeur à son style qui n'a rien de moderne.

« Je ne suis plus jeune. J'ai presque 30 ans. J'ai une bonne idée quoi faire pour bien jouer. Une grosse partie a trait à la gestion de la rondelle et à l'adaptation à une nouvelle équipe, un nouveau système. »

Ben Scrivens dit ne pas voir une grande différence dans l'équipe devant lui depuis les trois dernières rencontres et donne beaucoup de crédit à son jeune coéquipier, Mike Condon, « un bon gardien qui a un brillant avenir dans cette ligue ».

Bien sûr, il apprécie les récents succès de Tomas Plekanec ( 3 buts et 5 passes en 4 matchs). Ce qui lui enlève beaucoup de pression. Mais encore là, il revient à la chance. La rondelle roule finalement pour le CH.

« C'est comme la rondelle qui a dévié sur le patin d'un joueur des Oilers lors d'un but de Plekanec, explique Scrivens. Contre Boston, nous avons tiré 40 fois (39 en réalité) avec plusieurs bonnes chances et nous n'avons pas eu de rebonds en notre faveur. »

Comme quoi la chance a son mot à dire au hockey.

« C'est cyclique, explique le diplômé de l'Université Cornell. Mais je ne sais pas si j'ai déjà vu une séquence comme la nôtre depuis les deux derniers mois. En espérant que ça voudra dire plus de chance à l'avenir. Tu ne peux pas miser là-dessus. Mais ça fait partie du jeu. »

Quant à son avenir, celui qui écoule la dernière année de son contrat ne s'en fait pas trop.

« C'est quelque chose que je ne peux pas contrôler », dit Scrivens. Son attention est maintenant sur la rondelle.

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