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Une salle nommée en l'honneur de Madeleine Arbour

Ses décors ont marqué de nombreuses émissions québécoises et ses réalisations ont fait d'elle une pionnière en matière de design d'intérieur. Madeleine Arbour, artiste et cosignataire du manifeste Refus global, a déjà reçu des distinctions pour ses œuvres. Le Cégep du Vieux-Montréal veut à son tour lui rendre hommage en inaugurant une salle à son nom.

Un texte de Marie-Laurence Delainey

« Elle a pratiquement inventé le métier de design de présentation, le métier d’étalagiste, tu n’entendais pas parler de ça beaucoup avant », raconte l’enseignante au Cégep du Vieux-Montréal et ancienne élève de Madeleine Arbour, Louise Tellier.

Madeleine Arbour a enseigné à l'Institut des arts appliqués de Montréal de 1962 à 1982 et par la suite au Cégep du Vieux-Montréal, où elle a créé le département d’Esthétique de présentation. C’est pour souligner son apport que l’institution lui remettra un doctorat honorifique en plus d’inaugurer une salle à son nom le 13 juin.

La dame de 95 ans raconte son parcours à l’intérieur de sa résidence de L’Île-Perrot. Une maison au décor pur à l’image de ses œuvres. Mais même sans artifices, l’artiste a toujours fait les choses à sa manière, et ce, dès l’âge de 16 ans.

« J’étais étalagiste chez Birks. Les gens s’arrêtaient, descendaient pour voir mes vitrines. C’était un espace, mais pour la fin du monde. Une vitrine c’était un peu comme une œuvre d’art, peuplé d’un bout à l’autre », se souvient-elle.

L'art en général

L'adolescente a vite développé un intérêt pour le design et l'art en général. Elle s'est liée d’amitié avec Paul-Émile Borduas et Jean-Paul Riopelle. Ils ont ensuite signé le Refus global, le manifeste dénonçant à travers l'art les valeurs conservatrices du gouvernement et le rôle de l’Église.

De la peinture à la tapisserie à la confection de meubles et de murales, en passant par l'aménagement de trains de VIA Rail et d'avions d'Air Canada, Madeleine Arbour a aussi collaboré à différentes émissions comme Femmes d’aujourd’hui et La boîte à surprise.

Louise Tellier avait quatre ans à l’époque. « La boîte à surprise, il y avait des personnages différents. Le jour où il y avait Madeleine Arbour, là, j’étais aux oiseaux. Je me retrouve maintenant enseignante comme elle. Pour moi c'est une idole », confie-t-elle.

De son côté, Madeleine Arbour voit le tout avec humilité : « Je ne me sens pas la pionnière. J’ai toujours des choses à découvrir ».

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