Une sonde optique qui permet de détecter des cellules cancéreuses de façon infaillible, avec une précision de 100 %, a été mise au point par des chercheurs québécois.

Un texte d'Alain LabelleEn 2015, une équipe montréalaise - constituée de chercheurs de Polytechnique Montréal, du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM) et de Neuro, à l’Université McGill - annonçait la création d’une sonde portative permettant aux chirurgiens de détecter avec précision presque toutes les cellules cancéreuses en temps réel durant les opérations au cerveau.

Ces chercheurs ont maintenant perfectionné leur invention et ont conçu un nouveau dispositif plus précis, plus sensible et plus spécifique, qui est apte à détecter non seulement les cellules cancéreuses dans le cerveau, mais également celles du côlon, de la peau et du poumon.

Ainsi, au cours d’une chirurgie, la sonde détecte maintenant des cellules cancéreuses de façon infaillible avec une précision de 100 % lorsqu'elle est pointée sur une région cancéreuse.

Actuellement, il est souvent difficile de distinguer visuellement toutes les cellules cancéreuses.

Cette réalité permet la persistance fréquente de cellules cancéreuses invasives après l'opération et mène souvent à la réapparition du cancer.

Or, grâce à la perfection de l’invention québécoise, les médecins peuvent éliminer de façon chirurgicale nombre de cellules cancéreuses. Les personnes atteintes de formes de cancer répandues pourront ainsi espérer vivre plus longtemps et diminuer leur risque de récidive.

L’avantage de cet instrument est qu'il permet aux médecins de détecter en temps réel, durant la chirurgie, les cellules qui sont cancéreuses - chose qui n'est pas facile à déterminer à l'oeil nu.

Une combinaison gagnante

Cette sonde peropératoire fait appel à la technologie de spectrographie Raman, utilisée dans la sonde de première génération pour interpréter la composition moléculaire du tissu organique sondé.

La nouvelle version intègre de nouvelles technologies, comme la spectrographie par fluorescence intrinsèque pour l'interprétation de la composition des cellules, et la spectrographie de réflexion diffuse pour l'analyse de l'absorption des tissus organiques des patients.

Cette percée fait l’objet d’un article publié dans la revue Cancer Research, de l'American Association for Cancer Research.

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