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Une stratégie contre l'agrile du frêne sur le mont Royal sera abordée lundi

La Ville de Montréal et les propriétaires de grands terrains du mont Royal se rencontreront lundi prochain pour élaborer une stratégie contre l'agrile du frêne. L'insecte a entraîné l'abattage d'environ 200 arbres sur la montagne depuis deux ans et en menace des milliers d'autres.

La Table de concertation du Mont-Royal demande à la Ville d'investir assez de ressources humaines et financières pour protéger la montagne.

Les membres et observateurs de la Table, notamment des représentants des Amis de la montagne, des universités de Montréal et McGill, des hôpitaux universitaires et de communautés religieuses, ont été conviés à une rencontre avec le responsable des Grands Parcs au comité exécutif de la Ville, Réal Ménard.

Celui-ci juge la situation préoccupante, mais pas alarmante. « On les a invités lundi prochain; je les rencontre pour qu'on regarde qui va faire quoi. Nous, on a une assez bonne idée de ce qui doit être fait par ces partenaires institutionnels là. On a identifié des îlots d'intervention, où il y a des arbres qui sont plus menacés dans tel secteur, et on va avec eux identifier les stratégies d'intervention », explique M. Ménard.

Le mont Royal peut aussi poser des difficultés particulières : un récent abattage de 61 frênes nécessitait l’approbation du ministère de la Culture et des Communications parce qu’il devait se faire sur un site patrimonial.

Le conseiller de Projet Montréal Sylvain Ouellet, qui a participé à une rencontre de la Table de concertation tenue le 2 juin, réclame de son côté un inventaire des frênes et un fonds spécial pour les propriétaires sans plan de lutte contre l'agrile.

« Nous, on a eu la chance : on a même engagé quelqu’un, un spécialiste de l'agrile, avant même que l'agrile soit officiellement détecté à Montréal. Comment se fait-il que malgré le temps - on a eu le temps de voir ça venir -, [on] soit encore et toujours en mode panique, en mode urgence, en mode rattrapage? C'est inacceptable », juge-t-il.

Réal Ménard réplique que la Ville met justement à jour l’inventaire des frênes, qui étaient au nombre de 25 000 lors du dernier recensement, dans les années 1990.

Montréal investira au moins 21,1 millions de dollars dans son Plan de gestion de la forêt urbaine en 2017, et ce, pour l’ensemble de son territoire.

Avec des informations de Benoît Chapdelaine

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