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Une taxe pour lutter contre les locaux vacants du Plateau-Mont-Royal

L'arrondissement du Plateau-Mont-Royal veut s'attaquer aux propriétaires négligents qui conservent des immeubles à l'abandon pendant de nombreuses années. Le maire Luc Ferrandez songe à imposer une taxe pour régler le problème, qui touche particulièrement le boulevard Saint-Laurent. Une idée bien accueillie par les commerçants.

Un texte d'Olivier Bachand

Façades délabrées, graffitis, vitrines placardées. Certains immeubles ne paient pas de mine dans Le Plateau-Mont-Royal et le maire de l'arrondissement, Luc Ferrandez, veut mettre leurs propriétaires au pas. Selon lui, certains bâtiments de son arrondissement sont laissés à l'abandon depuis une dizaine d'années.

Il avait tout d'abord envisagé l'idée d'obliger les propriétaires récalcitrants à se doter de permis d'inoccupation, dont les coûts grimperaient d'année en année si les locaux d'un immeuble demeurent vacants. Plusieurs villes, dont Chicago, ont adopté cette façon de faire, mais cette option est incompatible avec la Loi sur l'aménagement du territoire, en vigueur au Québec.

L'arrondissement du Plateau-Mont-Royal étudie donc l'instauration d'une taxe spéciale qui aurait les mêmes objectifs. En point de presse, le maire Ferrandez n'a pas voulu préciser à combien une telle taxe pourrait s'élever et quand elle serait implantée.

Selon lui, une taxe assez élevée contraindrait certains propriétaires négligents à vendre ou à prendre soin de leurs bâtiments. Il estime que ces propriétaires sont souvent des spéculateurs qui ne veulent pas vraiment louer les locaux qu'ils possèdent. Ils veulent plutôt s'en servir comme levier financier.

Accueil favorable des commerçants

La Société de développement commercial du boulevard Saint-Laurent se réjouit de l'initiative du maire Ferrandez. Elle avait elle-même proposé l'instauration d'une taxe spéciale.

La directrice générale de l'organisme, Tasha Maurizio, pense qu'une telle mesure pourrait aider à embellir Saint-Laurent. Selon elle, les immeubles délabrés donnent mauvaise réputation à l'artère commerciale et cause un préjudice aux autres commerçants.

Une taxe qui serait efficace? 

Sonia Escriva, qui possède un immeuble et une boutique sur le boulevard Saint-Laurent, à l'angle de l'avenue des Pins, ignore si l'imposition d'une nouvelle taxe est la meilleure façon de faire bouger les choses. Mais elle a bien hâte que l'immeuble, dont elle est la voisine et qui est abandonné depuis plus de 10 ans, reprenne vie. Il viendrait enfin d'être racheté selon elle.

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