Retour

Une tentative d'immolation arrêtée grâce à Twitter

Un homme dans la cinquantaine s'est aspergé d'essence lundi midi devant la Cour d'appel du Québec, sur la rue Notre-Dame Est à Montréal. Il tenait dans ses mains un briquet, mais les policiers sont intervenus avant qu'il ne puisse l'allumer.

Un texte de Mathieu Papillon

C'est un message Twitter envoyé au compte du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui a alerté les policiers. Le gazouillis mentionnait qu'un homme, se trouvant à l'angle des rues Notre-Dame et Saint-Vincent, protestait contre des avocats et était muni d'un bidon d'essence.

« Nous avons vérifié si un appel au 911 avait été fait. Ce n'était pas le cas. Un employé du SPVM a alors lui-même contacté le 911 pour dépêcher des policiers sur les lieux », raconte André Leclerc, agent relationniste médias au SPVM.

C'est au moment de l'arrivée des policiers que l'homme s'est aspergé de l'essence qui se trouvait dans le bidon. Les agents du SPVM sont ensuite intervenus pour l'immobiliser au sol et l'empêcher d'allumer le briquet qu'il avait en sa possession.

On ignore les motifs qui ont poussé l'homme à commettre un tel geste. Il a été transporté dans un centre hospitalier de Montréal, où il pourrait subir une évaluation psychiatrique.

Le 911 demeure la meilleure option

Dans ce genre de situations, les réseaux sociaux ne sont pas le moyen de communication à privilégier, selon le SPVM.

« On est heureux d'avoir reçu l'information, dit M. Leclerc. Par contre, on encourage les citoyens à communiquer avec le 911 plutôt que d'utiliser Twitter. Parce que c'est plus rapide. »

Le SPVM rappelle d'ailleurs que son compte Twitter n'est pas consulté en tout temps par ses employés.

Plus d'articles

Commentaires