La responsable des communications de la Coupe Rogers carbure à la pression et à la compétition. Valérie Tétreault vit son sport avec la même passion de l'autre côté de la clôture.

Un texte de Jean-François Chabot

Retirée de la compétition internationale en décembre 2010, la jeune femme de 27 ans participe à sa quatrième Coupe Rogers du côté des organisateurs.

Si la transition entre ses deux carrières s'est plutôt bien déroulée, elle reconnaît qu'elle est confrontée à des « surprises » à chaque nouvelle édition du tournoi.

« C'est une expérience différence, mais la pression est aussi élevée que lorsque j'étais sur le terrain. Les responsabilités sont quand même plus élevées que lorsque l'on joue simplement au tennis », lance d'abord la native de St-Jean-sur-Richelieu.

« En tant que joueuse, on a un entourage qui s'occupe de tout pour nous, sauf de frapper la balle. Maintenant, je dois répondre de chacun de mes gestes si quelque chose ne fonctionne pas. Il n'y a pas 10 000 personnes qui nous regardent, mais on veut être certain que les journalistes ne manquent de rien ».

La main à la pâte

Son apprentissage, Valérie l'a d'abord fait sur son nouveau terrain, celui de la galerie de presse. Au lieu de s'inscrire au baccalauréat en communications, elle offre ses services à Tennis Canada au moment où le tournoi de Montréal est sur le point de perdre son relationniste en chef.

Louis-Philippe Dorais lui donne donc sa première chance. « Je ne pouvais demander mieux comme transition, J'ai beaucoup appris de lui et en même temps, je côtoyais des joueurs, des joueuses et un milieu que je connaissais très bien. C'était le meilleur des deux mondes ».

Tout n'était pas parfait, au début. Comme dans la pratique, mais elle se sent de plus en plus à l'aise pour répondre à des demandes qui sortent parfois du domaine des communications.

« On est souvent appeler à porter plusieurs casquettes en même temps. On est même déjà venu me voir pour que je trouve une machine à café. On travaille aussi en collaboration avec l'ATP et il faut constamment réagir du mieux qu'on le peut ».

Valérie admet volontiers que la pratique du tennis de haut niveau lui manque. Même si elle ne dort que quatre ou cinq heures par jour durant la semaine du tournoi, elle a quand même le temps de regarder quelques échanges.

« C'est moins difficile maintenant qu'au début, surtout quand je regarde jouer les filles. Ça me démange encore un peu. Il y a encore plusieurs joueuses que j'ai affrontées, ou avec lesquelles je me suis entraînée, qui sont sur le circuit. Je savais qu'en me retirant, je faisais une croix sur des expériences que je ne pourrais jamais revivre ».

Son manque d'adrénaline, Tétreault le comble avec le travail qu'elle exerce à présent et son rôle d'analyste pour les matchs de tennis à la télévision.

Elle s'ennuie du défi que le sport lui apportait. Du fait de puiser en elle pour trouver une solution quand le match est à 4-4 en troisième manche et que l'adversaire augmente la cadence.

Valérie donnerait tout pour revivre la sensation unique de jouer devant les siens, à Montréal.

C'est pourquoi elle se donne à fond pour que la couverture du tournoi puisse être à la hauteur des attentes. La compétitrice en elle aime lorsque la pression monte ou qu'il faut éteindre plusieurs foyers d'incendie en même temps.

Comme quand elle jouait, elle couvre le terrain sur tous ses angles. Elle est devenue pour les scribes et les reporters une incontournable d'une grande efficacité.

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