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Veillée pour sauver le Village des Tanneries

Environ 300 citoyens, dont plusieurs personnalités publiques, ont participé à une veillée aux chandelles sur le site de l'ancien village des tanneries sous l'échangeur Turcot.

Les citoyens s'opposent à la destruction du site archéologique, où la Ville de Montréal souhaite y faire passer un collecteur d'eaux usées et une route. Les membres du conseil d'arrondissement du Sud-Ouest, qui ont récemment adopté une résolution dénonçant la destruction du site, ont participé à la veillée.

Le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal assurent que le devoir de mémoire sera accompli en préservant les artefacts découverts sur le site.

Le maire de l'arrondissement Benoît Dorais, l'historien Marcel Tessier et un descendant de la famille des tanneurs Lenoir, Paul Rolland, soutiennent qu'il faut conserver une partie du site. « Ce qu'on veut faire ici, c'est une préservation qui soit sobre, qui soit intelligente, qui soit de bon goût, pour une partie des vestiges, M. Dorais. Il y a une possibilité de le faire. »

« Il y a des endroits qui sont prévus pour être des espaces verts à terme. Dans ces endroits-là, plutôt que de nous mettre du gazon et des buissons, est-ce qu'on peut préserver une partie de notre histoire? », ajoute M. Dorais.

« Si un peuple ne s'intéresse pas à son histoire, à ses racines, on devient un peuple sans histoire, s'insurge M. Tessier. Le site ici c'est des racines très profondes de l'industrialisation de Montréal. »

Quant à M. Rolland, il est l'un des rares descendants directs de Gabriel Lenoir, dit Rolland, l'une des plus importantes familles de tanneurs de l'histoire québécoise. Le site était d'ailleurs désigné comme le « Village des Tanneries des Rolland ».

Le site du Village des Tanneries remonte à l'époque de la Nouvelle-France, au milieu du XVIIe siècle (1750), et de la traite des fourrures. La première activité économique de la colonie.

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