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Viol inventé : une peine de 15 mois de prison avec sursis pour Carole Thomas

Carole Thomas, qui a admis avoir inventé une histoire d'agression sexuelle qui serait survenue à Longueuil, a été condamnée vendredi à purger une peine de 15 mois d'emprisonnement dans la collectivité, assortie d'une probation de 2 ans.

Mme Thomas sera confinée à son domicile pour les 8 premiers mois; elle ne sera autorisée à sortir que pour se rendre à son travail, suivre des cours, obtenir des soins médicaux, effectuer des travaux communautaires ou rencontrer son agent de probation. Elle sera ensuite soumise à un couvre-feu pour les 7 mois qui suivront. 

Elle devra par ailleurs demander un transfert de juridiction, puisqu'elle habite désormais au Nouveau-Brunswick.

« C'est une peine qui est juste et appropriée dans les circonstances de l'infraction, et qui a pris en compte les caractéristiques de la contrevenante », a commenté la procureure de la Couronne, Émilie Guilbeault. 

L'avocat de Mme Thomas, Olivier Sirard, considère aussi que la peine est appropriée. Sa cliente, « déjà assez fragile », a été « chamboulée » par toute cette affaire : elle « a dû quitter son emploi et quitter la province suite à [l'attention] médiatique que ça a impliqué », a-t-il souligné.

Mme Thomas avait plaidé coupable au début du mois d'octobre à des accusations de méfait, de fabrication et d'usage de faux documents déposées contre elle.

Elle avait aussi présenté ses excuses dans une lettre envoyée à la police de Longueuil, ce qui avait convaincu le syndicat des policiers d'abandonner une poursuite intentée contre elle. Elle y reconnaissait que « rien ne [lui] permettait de conclure que l'enquête menée dans [son] dossier n'avait pas été effectuée selon les règles de l'art ».

« Je reconnais que [mes] propos allaient au-delà de la simple critique du travail policier et portaient atteinte à votre dignité », avait-elle ajouté dans une autre lettre adressée spécifiquement au sergent-détective David Lelièvre.

Affirmant avoir été victime d'une agression sexuelle le 20 octobre 2014, Mme Thomas avait porté plainte à la police de Longueuil le lendemain. Elle soutenait qu'un inconnu l'avait enlevée et violée sur la banquette arrière de sa voiture avant de la jeter hors du véhicule.

Cette histoire a semé beaucoup d'émoi, lorsqu'elle a été révélée en février 2015, parce que l'agression alléguée serait survenue deux jours avant que Janique Delcourt soit assassinée dans le même secteur. Cette affaire n'a toujours pas été élucidée.

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