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Vote de grève massif des employés d’entretien du Syndicat du transport de Montréal

Les membres du Syndicat du transport de Montréal ont voté en écrasante majorité, 98 %, pour un mandat de grève générale illimitée. Ils refusent notamment les horaires flexibles que la Société de transport de Montréal (STM) souhaite leur faire adopter dans la prochaine convention collective.

Un texte d'Alexis Gacon

Le syndicat représentant les quelque 2400 employés d’entretien de la STM, qui comprennent entre autres des mécaniciens et des électriciens, réclame que l’entreprise embauche plus de personnel et mise moins sur les heures supplémentaires.

« Même si les heures supplémentaires peuvent être intéressantes pour certains, le message qu’on entend de nos membres, surtout des jeunes, c’est qu’il faut plus de conciliation famille-travail », affirme le syndicat par voie de communiqué.

La privatisation d’activités qui sont actuellement réalisées à l’interne pose aussi problème, ajoute-t-il.

Il y a deux semaines, le syndicat avait exercé une première grève des heures supplémentaires.

La STM demande aussi à ses employés de changer leurs heures de travail pour leur faire adopter des horaires atypiques, soutient le syndicat. Aujourd’hui, le message que souhaite lancer le syndicat à la Société de transport de Montréal, c’est : « retournez faire vos devoirs », explique le président, Gleason Frenette.

Pour que la situation évolue, il soutient qu’il faudra que la STM « mette de l’eau dans son vin ».

Au sujet de ce conflit, la mairesse de Montréal Valérie Plante soutenait au début du mois de mai qu’il y avait « beaucoup d’ouverture pour régler ça le plus vite possible ».

La STM étonnée

Dans un communiqué, la STM s'est dite « surprise de voir le syndicat opter pour de nouveaux moyens de pression », alors que selon l'entreprise, « c'est seulement à la table de négociation que ces enjeux pourront être dénoués ». La STM ajoute qu'elle invite le président du syndicat à « commencer à participer de façon constructive aux discussions, en venant enfin s'asseoir à la table de négociation ». La procédure classique syndicale n'implique cependant pas une présence du président lors des négociations. Généralement, un conseiller syndical s'en charge au sein du comité de négociation.

Au sujet des embauches souhaitées par le syndicat, la STM affirme que la solution passe par une révision des heures de travail, car, selon l'entreprise, « 60 % des quarts de travail d'entretien sont effectués alors que les bus sont en service ».

Le 24 mai, la STM a annoncé qu'elle demanderait un médiateur le 6 juin prochain « afin de dénouer l’impasse qui s’installe dans la démarche de négociation avec le syndicat du personnel d’entretien ». La STM dit également avoir invité le Syndicat du transport de Montréal le 14 mai dernier à présenter une demande conjointe pour nommer un médiateur au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Pour des raisons de délais de négociation, le syndicat n'avait pas accédé à ces demandes.

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