NEW YORK - De ce match presque impeccable du Canadien sur la patinoire du Madison Square Garden, on peut souligner plusieurs aspects positifs. On retiendra surtout deux noms : Shea Weber et Alexander Radulov.

Un texte d'Alexandre Gascon

Deux joueurs qui, est-il besoin de le rappeler, ne portaient pas les couleurs tricolores l’année dernière.

Dans son grand remaniement estival, Marc Bergevin disait être allé chercher ce qui lui faisait défaut, du leadership et de l’impulsion offensive.

Weber et Radulov ont démontré leurs compétences respectives de nombreuses fois durant la saison, mais ils le font maintenant au moment le plus opportun. Lors de la « vraie saison ».

L’immense no 6 a passé près de la moitié du match sur la patinoire (29:08) et a offert une prestation sans faille dans son territoire, s’imposant à nouveau physiquement. Il a aussi inscrit le but victorieux, l’un des deux réussis par le Tricolore sur l’avantage numérique.

Mais n’allez pas croire que Weber s’attribuera un quelconque mérite.

« Ce n’était pas parfait, c’est un jeu d’erreurs, on va encore en faire. Mais c’était quand même un effort solide », a-t-il estimé.

« Les deux premiers matchs, on a donné beaucoup trop de chances de qualité, des échappées, des tirs de l’enclave, a enchaîné Weber. Ce soir, on a mieux protégé (Carey Price). »

Claude Julien, par contre, a rendu hommage à son défenseur.

« C’est un ancien capitaine qui a tous les atouts pour être un bon meneur. Plus les matchs sont gros, plus il devient meilleur. Il est capable d’élever son jeu au point de devenir un joueur dominant. Jusqu’à date il a une très bonne série », a mentionné l’entraîneur.

La maturité de Radulov

Radulov a entendu toutes les critiques à son endroit avant même qu’il dispute un match avec le Canadien. Insouciant, paresseux, pas habitué aux longues saisons de la Ligue nationale.

Il s’agissait du 79e match du Russe de 30 ans cette saison et il n’a pas ralenti la cadence.

Radulov a d’abord préparé le but de Weber sur l’avantage numérique en attirant l’attention de deux couvreurs avant de repérer Galchenyuk qui a eu le loisir d’opter pour la passe après y avoir bien réfléchi.

Il a aussi marqué un superbe filet à une main, une feinte qui ressemblait à celle popularisée à l’époque par Peter Forsberg.

Voilà pour les jeux spectaculaires et remarqués. Mais il fallait le voir exercer un échec-avant soutenu en fin de match alors que son équipe menait 3-1, qu’il restait quelques secondes et que le filet était désert.

Il fallait l’observer se replier en défense au deuxième engagement pour empêcher un tir à bout portant sur Carey Price tandis que le CH protégeait une mince avance de 1-0.

Le genre de choses qui ne passe pas inaperçu aux yeux d’un entraîneur.

« Tu le vois si compétitif avec la rondelle, il la protège si bien, s’est exclamé Claude Julien, de nombreuses fois questionné sur le no 47. Toutes les équipes veulent avoir un joueur comme lui dans leur formation. On le voit faire ça tous les matchs. Il bat la pression en protégeant la rondelle avec son corps, sa force physique pour se détacher et créer des occasions de marquer. Cette équipe lui importe et gagner lui importe. »

Radulov a avoué retirer une certaine fierté de ses jeux défensifs également.

« Tout me donne de la satisfaction. Il faut travailler fort en groupe et de bonnes choses vont arriver. Parfois ce seront de beaux buts et à d’autres moments moins. Ça n’a pas d’importance, on prend tout. »

Un match presque parfait

Il y avait plus de 50 minutes de jouées et les Rangers avaient dirigé 14 rondelles sur Price. Difficile de faire mieux. Les Rangers ont eu un sursaut d'orgueil par la suite qui a permis à Brady Skjei de marquer le premier but de sa carrière en séries éliminatoires.

Ç'aura été trop peu pour inquiéter le Canadien, très étanche dans son territoire.

« Ce n’était pas parfait, c’est un jeu d’erreurs, on va en faire. Mais c’était un effort solide l’un dans l’autre », a lancé Weber quand on lui a demandé si c’était la perfection dimanche soir.

Julien tenait les mêmes propos, mais l’entraîneur des Blueshirts, Alain Vigneault, a vu le match d’un autre œil.

« Ils jouent vraiment bien défensivement. On doit leur donner beaucoup de crédit. Ils sont excellents dans leur structure. En ce moment, le quatrième trio est notre meilleure ligne. Nos meilleurs joueurs doivent se retrouver. Ils ne l’ont pas du tout », a lancé Vigneault.

Ils auront 48 heures pour « le » retrouver avant le quatrième match de la série mardi soir, à New York.

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