L'équipe Williams tente de garder le moral, mais les perspectives pour le Grand Prix d'Italie sont sombres.

La remontée de Felipe Massa en course à Spa, de la 16e position à la 8e place, et les quatre points qu'il a marqués, ne peuvent cacher le fait que l'équipe stagne depuis le Grand Prix d'Autriche.

« Nous nous battons avec plusieurs équipes de milieu de grille, et au lieu de sortir du lot, nous nous sommes enfoncés dans ce groupe dans les derniers mois, constate le directeur technique de l'équipe, Paddy Lowe

« Nous devons comprendre si c'est nous qui faisons fausse route ou si ce sont les autres qui ont progressé plus que nous. »

Après les qualifications du Grand Prix de Belgique, samedi, Felipe Massa n'avait pas hésité à dire que l'équipe avait régressé.

Même son de cloche de Lance Stroll, déçu de son 18e chrono en qualification.

Pas seulement à cause de cet élément aéro de l'aileron arrière qui a cassé à cause des vibrations d'origine pneumatique, et qui l'a empêché de faire sa deuxième tentative chronométrée en Q1.

« La voiture n'est tout simplement pas assez rapide. On manque d'adhérence et de stabilité dans les virages rapides et de traction à la sortie. C'est comme ça depuis quelques courses. C'est vraiment frustrant », admettait le Québécois après la qualif.

Et les problèmes récurrents dont se plaignent les deux pilotes risquent de se reproduire à Monza ce week-end. Il y a, tout comme à Spa, des longues courbes à haute vitesse sur le circuit italien, notamment les virages 4 et 5, la Curva di Lesmo.

La puissance du moteur Mercedes-Benz n'a pas suffi à sauver les pilotes Williams dans les longues lignes droites de Spa. Comment croire que ce sera différent à Monza ?

Mais il n'y a pas que cela qui pourrait gâcher le week-end de l'équipe britannique.

En plus des faiblesses de conception de la FW40, des problèmes liés au comportement des pneus Pirelli fragilisent certaines voitures.

Sur le circuit de Spa, les pneus ont été sollicités de façon étrange, comme l'ont montré les images de la télévision, ce qui a causé des vibrations inédites.

La FW40 a fait partie de celles qui ont souffert. Des pièces ont cassé en raison des vibrations, handicapant les performances de Lance Stroll tout au long du week-end.

« Nous analysons dans nos bureaux de Milan quelle a été la fréquence [du problème à Spa], explique Mario Isola, responsable course de Pirelli F1.

« Ça affecte cette fois la bande de roulement, alors que les flancs étaient touchés auparavant. »

« Nous devons vérifier quels seront les effets de l'adhérence et de la qualité du pavage du cirucit de Monza sur nos pneus, précise-t-il. Nous ne sommes pas certains que Monza produise les mêmes effets [que Spa]. »

« La vibration se produit en réaccélération, donc en pleine traction, mais les pneus que nous avons analysés après Spa ne nous ont donné aucune réponse. Nous continuons notre analyse. »

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