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Y a-t-il eu des entrées par effraction près de chez vous? La réponse en carte

Ceux qui s'introduisent par effraction chez les Montréalais le font la plupart du temps le soir, et surtout dans les arrondissements du Plateau-Mont-Royal et de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, selon les données rendues publiques par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Un texte de Bahador Zabihiyan

Le SPVM a décidé de dévoiler les données qu'il compile au sujet des introductions par effraction. Entre le 1er janvier 2015 et le 31 mars 2016, il y a eu 10 860 entrées par effraction, soit 23 par jour, à Montréal. Plus de la moitié d'entre elles se sont produites le soir ou la nuit.

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Les données publiées par le SPVM permettent de localiser les entrées par effraction en fonction de l'intersection la plus proche, la police ne voulant pas divulguer les adresses précises des victimes. Les données pour les villes défusionnées comme Westmount ou certaines municipalités de l'ouest de Montréal ne sont pas incluses dans la carte.

L'intersection du boulevard Édouard-Montpetit et de la rue McKenna (près de l'Université de Montréal) et un secteur de la rue Gaspé, à L'Île-des-Soeurs, comptent chacun 25 entrées par effraction sur une période de 18 mois.

Dans le premier cas, les entrées par effraction sont un problème connu dans ce secteur de l'Université de Montréal, selon les déclarations du SPVM. Pour ce qui est de L'Ìles-des-Soeurs, la police indique que les 25 effractions ont eu lieu la même journée: une ou plusieurs personnes sont entrées dans le sous-sol d'un immeuble pour y dérober le contenu de 25 casiers d'entreposage.

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Le SPVM a publié ces informations pour la première fois mercredi, dans le cadre de la politique de données ouvertes de la Ville. La police estime qu'en prenant connaissance des chiffres concernant les infractions et les crimes dans leur quartier, les citoyens pourront être plus attentifs.

Les Montréalais « auront une meilleure connaissance de leur quartier » et « seront mieux outillés pour s'investir dans leur propre sécurité », dit Johanne Paquin, inspectrice-chef au SPVM.

Dans les prochains mois, la police veut rendre publiques les données concernant les vols de véhicules, les vols qualifiés, les méfaits, les accidents de circulation et les infractions entraînant la mort. Les informations permettront de localiser chaque événement sur une carte, en fonction de l'intersection la plus proche.

Avec Roberto Rocha

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