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15 titres incontournables de la littérature franco-ontarienne

Quels sont les livres d'auteurs franco-ontariens qu'il faut avoir lus au moins une fois dans sa vie? Radio-Canada Ontario a demandé à un panel de se pencher sur la question. Il est composé de passionnés de littérature : des experts reconnus par la communauté et des personnalités d'antenne. Le public était également invité à soumettre des choix.

Après délibérations, une liste des 15 ouvrages a été retenus pour figurer sur notre liste des incontournables de la littérature franco-ontarienne.

Choix du public : Le grand livre, Gaston Tremblay, Prise de parole, 2012

L’auteur y raconte sa jeunesse dans le Nord de l’Ontario. Il aborde aussi les liens étroits qu’il entretenait avec son grand ami et complice, André Paiement, dévoilant ainsi un vibrant témoignage de la période d’émergence de l’identité franco-ontarienne.

Choix du public : French Town, Michel Ouellette, Prise de parole, 2014 (publication originale par Le Nordir en 1994)

Dressant le portrait d’une famille dysfonctionnelle, French Town se penche sur la question délicate de la langue et de l’identité. Une oeuvre qui valut à l’auteur le prix du Gouverneur général en 1994.

L'Obomsawin, Daniel Poliquin, Prise de parole, 1987

C'est magnifiquement écrit. Le personnage de Thomas Obomsawin est l'un des plus touchants et attachants de notre littérature. Daniel Poliquin nous invite à nous débarrasser des préjugés mortifères.

Toronto, je t’aime, Didier Leclair, Du Vermillon, 2000

Didier Leclair est un auteur incontournable de la littérature du 21e siècle en Ontario français. Avec Toronto, je t'aime, l'écrivain remporte le Prix Trillium en 2000 avec ce premier roman. En 2004, il est finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général avec son deuxième roman Ce pays qui est le mien.

Le chien, Jean-Marc Dalpé , Prise de parole, 1987

On y a vu une pièce de théâtre franco-ontarienne, l'auteur la disait universelle. Elle parle aux gens d'ici et fait désormais partie du patrimoine de la communauté. Elle aborde cette ambivalence toute franco-ontarienne : rester sur le territoire ou l'envie de sortir du trou. La confrontation père-fils universelle, la résilience et la force des femmes sont les marques de l'écriture de Dalpé.

À lire aussi : Une pièce qui a du chien

L'Homme invisible/The Invisible Man, Patrice Desbiens, Prise de parole, 1981

Avec cet ouvrage, les Franco-Ontariens ont enfin entendu leur propre voix, celle de cette double identité francophone et anglophone.

Patrice Desbiens donne une voix à toute une communauté à défaut d’une visibilité. Patrice Desbiens fait entrer la littérature franco-ontarienne dans le panthéon de la littérature mondiale. Il touche à ce qu’ils sont aujourd’hui : des invisibles, des « pognés » entre deux langues, une sorte de maelstrom ou de « no man’s land » linguistique.

Humains Paysages en temps de paix relative, Robert Dickson, Prise de parole, 2002

Ce recueil est toute la beauté de la poésie de Dickson. C’est comme une évidence. Il est bien le poète des émotions. C’en est la marque la plus frappante. Il montre toute son empathie pour les humains.

La vengeance de l'orignal, Doric Germain, Prise de parole, 1980

En 1980, Doric Germain publie ce qui deviendra l'un des plus grands succès de librairie de l'Ontario français.

La vengeance de l'orignal demeure à ce jour l'un des romans franco-ontariens les plus étudiés dans les écoles de la province.

Cette histoire de découverte d'un trésor sur fond de braconnage se déroule dans le Nord de l'Ontario. Elle a passionné des générations de lecteurs. L'œuvre est aussi importante pour ses qualités littéraires qui expliquent que nous en parlions toujours aujourd'hui.

La mauvaise mère, Marguerite Andersen, Prise de parole, 1994

La destinée d'une exilée à travers les continents qui a fait de l'Ontario son foyer. Une introspection sans concession sur les dures réalités d'être mère. Un chef-d'œuvre.

J'irai danser sur la tombe de Senghor, Blaise Ndala, L'Interligne, 2014

Un coup de maître, une oeuvre grandiose, une épopée, une fresque qui mêle la grande Histoire et la petite vie de gens qui veulent juste s'en sortir. Un rythme époustouflant!

À tire d'ailes, Sonia Lamontagne, Prise de parole, 2012

​Sonia Lamontagne est originaire du village de Fauquier, près de Kapuskasing. Elle fait partie de cette nouvelle génération d'auteurs franco-ontariens qui marquent leur époque.

Elle réussit admirablement, avec ce recueil farouchement ancré dans le Nord de l'Ontario, à aborder avec sensibilité des thématiques à la fois intimes et universelles.

Il s'agit d'un premier recueil très abouti qui a valu à Sonia Lamontagne le Prix Trilium de poésie 2012.

Néologirouettes, Daniel Aubin, Prise de parole, 2012

C’est un manifeste poético-politique sur l'identité des Franco-Ontariens au 21e siècle avec toutes leurs hésitations, leurs interrogations, leur nomadisme et autres transhumances.

Daniel Aubin est au coeur de ce qui a été (et continue d'être) la « deuxième génération contre-culturelle » du Nouvel-Ontario. Cette génération est l'héritière de celle du groupe CANO. Il incarne la nature amphibie de l'identité franco-ontarienne à Sudbury, pour ne pas dire dans le Nord de l'Ontario.

Les chroniques du Nouvel-Ontario, Hélène Brodeur, Prise de parole, Collection BCF, 2009 (publications originales de 1981 à 1986)

Il s'agit d'une oeuvre phare dans la littérature franco-ontarienne.

Le premier tome, qui est publié en 1981 par une maison d'édition montréalaise, marque les imaginaires. Le lecteur plonge dans une trilogie historique qui raconte l'épopée du début du peuplement du Nord de l'Ontario jusqu'à la fin des années 60.

Hélène Brodeur y tisse un portrait fidèle d'une société naissante et d'un peuple déterminé malgré les embûches.

D'éclats de peines, Brigitte Haentjens, Prise de parole, 1991

Il faut avoir aimé follement et puissamment pour connaître la profondeur de la douleur de la séparation. Brigitte Haentjens a su mettre des mots sur le vide sidéral laissé par une passion qui s'est envolée.

Le Totem des Baranda, Melchior Mbonimpa, Prise de parole, 2001

Melchior Mbonimpa fait rayonner l'Afrique des Grands Lacs dans tout l'Ontario et le Canada français.

L'auteur, originaire du Burundi, s'inspire des histoires, des contes, des légendes et des traditions de sa région d'origine tout en étant résolument Franco-Ontarien. Difficile de choisir un seul livre. Puisqu'il s'agit de son premier roman, Le Totem des Baranda s'impose comme étant celui qui met la table à une oeuvre riche devenue incontournable en quelques années seulement.

Avec la collaboration de Vincent Wallon

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