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200 nouveaux cas d'hépatite par année à Ottawa

Dans le cadre de la 6e journée mondiale contre l'hépatite, la Société canadienne de santé internationale a organisé, vendredi à la place Marion Dewar à Ottawa, des tests de dépistages. Santé publique Ottawa identifie chaque année environ 200 nouveaux cas d'hépatite, ce qui ne serait qu'une fraction du nombre de personnes infectées.

Sur les 600 000 personnes qui en seraient atteintes au pays, seules 12 0000 d'entre elles, soit une personne sur cinq, seraient au courant de leur condition.

« On dit que seulement 20 % de la population est au courant de son statut », a estimé Lynn Vignola, infirmière en hépatologie au Centre du foie d'Ottawa lors de son passage à l'émission Les matins d'ici.

Pourtant, cette maladie qui touche le foie peut causer des dommages importants chez ceux qui en sont touchés. Steve Pollard, qui a contracté l'hépatite C, a dû subir deux greffes du foie. Il veut maintenant transmettre le message que le dépistage est important.

« Le test est très simple, il suffit de présenter son pouce et vous avez le résultat en 20 minutes. Ça peut aussi faire partie de l'examen au cabinet de votre médecin », a-t-il dit.

Le Dr Curtis Cooper, qui pratique à l'Hôpital d'Ottawa, encourage aussi les gens à aller se faire dépister. Il veut sensibiliser le public de l'existence « de traitements efficaces, qui peuvent maintenir leur qualité de vie ».

Des symptômes subtils

Ce qui explique le manque de connaissance des personnes infectées par rapport à leur condition, c'est la subtilité des symptômes.

« Les gens vont peut-être avoir une petite fatigue ou des réactions cutanées. Quand c'est aigu, on va se sentir comme si on avait la grippe. Les gens ne vont pas penser à leur foie », a relaté Mme Vignola.

Certaines catégories de personnes sont plus touchées que d'autres, comme les gens de la génération d'après-guerre, les jeunes et les utilisateurs de drogues injectables.

« ll y a des populations avec plus de risques, comme les personnes qui utilisent des drogues. Là se trouve le plus grand pourcentage des personnes infectées », a expliqué Vera Etches, médecin hygiéniste adjointe chez Santé publique Ottawa.

Les tatouages et les perçages corporels contribuent aussi à la propagation de la maladie lorsque l'équipement est mal stérilisé.

Les bienfaits d'un centre d'injection supervisée

L'ouverture, prévue à l'automne, d'un premier centre d'injection supervisée à Ottawa pourrait contribuer à la réduction des cas d'hépatite C.

« Pour les gens qui utilisent les drogues, c'est important d'offrir les services où il y a des outils propres et où on peut avoir du soutien pour réduire le risque de transmission d'infections », a conclut Mme Etches.

En plus de l'hépatite A, B et C, qui sont les plus courantes au Canada, on recense également l'hépatite D, E et G, même si ces formes de la maladie sont moins répandues au pays.

Avec les informations de Louka Jacques et de Gilles Taillon

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