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25 artistes franco-ontariens pour célébrer le 25 septembre

Pour célébrer le Jour des Franco-Ontariens, le 25 septembre, Radio-Canada nous confie une mission difficile : établir la liste des 25 auteurs-compositeurs-interprètes de l'Ontario français ayant eu le plus de résonance.

Un texte d’Éric Robitaille et de Michel Laforge

Consignes : ne pas se fier à nos goûts personnels, mais à des critères objectifs incluant non seulement la qualité musicale, mais le rayonnement, la popularité et l'influence de ces artistes, et ce, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de nos frontières.

Nous nous y sommes risqués. Et ce fut périlleux.

On en a choisi 24. C'est le public qui s'est prononcé sur la 25e position. Parmi plus d'une soixantaine d'artistes franco-ontariens suggérés, nous en avons retenu deux, classé ex-aequo : un pionnier et une artiste de la relève.

25 | Donald Poliquin

Même si ça chanson la plus connue est l'air traditionnel Beau casse, Donald Poliquin a joué un rôle de pionnier culturel dans le Nord avant de s’établir dans l’Est de l’Ontario. Trois albums aux sonorités folks, des passages réguliers au Festival franco-ontarien et à la Nuit sur l’étang en ont fait un incontournable de cette période. Il a aussi joué un rôle important en éducation comme tant d’autres artistes franco-ontariens.

25 | Gabrielle Goulet

C’est une jeune auteure-compositrice-interprète qui, avec son deuxième album, voit ses chansons jouer dans plusieurs radios tant en Ontario qu’au Québec. Certains diront que la carrière de Gabrielle Goulet est encore bien jeune pour la faire entrer dans le cercle des 25 artistes les plus importants de l’Ontario français. Mais elle représente assurément un certain avenir, celui d’une chanson d’ici qui voyage au-delà des frontières de la province.

Un album à écouter : Elle sait

24 | Le R 1er

L’Ontario français avait besoin d’un artiste de rap et de slam de ce calibre. Une écriture splendide et des arrangements ingénieux sur fond de jazz, de classique ou de rythmes du monde.

Sa chanson La cité des 333 saints est un véritable trésor. Le R 1er, de son vrai nom Christian Djohossou, a aussi parfaitement épousé l’identité et les combats franco-ontariens. Il est devenu un vrai modèle d’intégration pour ces milliers de jeunes Franco-Ontariens issus de l’immigration. On avait tant besoin de lui.

  • Un album à écouter : Cœur de pion

23 | Céleste Lévis

C’est une tornade d’émotions qu’on a reçue lorsqu’elle a gagné Ontario Pop avec Je vis, une chanson qui témoigne de son combat victorieux contre une maladie potentiellement mortelle à l’adolescence.

C’est un ouragan qu’on a ressenti quand elle a chanté Avec le temps, de Léo Ferré, à l’émission La voix. Les gros frissons se sont traduits en vague d’affection subite de milliers de téléspectateurs, qui l’ont menée rapidement à enregistrer un album aux prestigieuses collaborations et à faire les premières parties de Francis Cabrel. Il lui reste à démontrer que ses talents d’auteure-compositrice sont à la hauteur de celui d’interprète. Elle en a le potentiel.

  • Un album à écouter : Céleste

22 | Cindy Doire

Navigant dans le folk avec des accents parfois jazzés, parfois rock, la jeune femme de Timmins a prouvé en cinq albums son immense talent d’auteure-compositrice-interprète.

Écrire des textes qui comptent, les chanter avec authenticité, trouver la mélodie porteuse... Il y a du Bob Dylan et du Leonard Cohen chez cette musicienne libre et insaisissable, qui se réinvente cet automne avec un intrigant son électro. Et quand elle chante des textes de Patrice Desbiens, on chavire.

  • Un album à écouter : Chapeau de pluie

21 | Tricia Foster

Dommage qu’on ne l’entende presque plus.

Avec ses trois albums, son côté frondeur, sa voix si fluide, sa candeur et sa vulnérabilité, elle nous a offert une superbe collection de chansons parfois dénonciatrices des horreurs de ce monde, parfois témoignant de ses élans d’affection ou de ses doutes existentiels.

  • Un album à écouter : Commercial

20 | Garolou

Dans les années 70, ils ont réinventé la musique folklorique d’ici en la métissant astucieusement avec les arrangements de rock progressifs de l’époque.

Garolou, c’est la Bottine Souriante qui rencontre Jethro Tull. Leur album de 1978 est un grand cru, avec des pièces indémodables comme La complainte du maréchal Biron, La retraite de Bonaparte et, bien sûr, Victoria. Mais comment résister aussi à leur incursion cajun avec leur sucrée Danse de la limonade.

  • Un album à écouter : Garolou

19 | Le Paysagiste

David Poulin était second violon avec Konflit Dramatik, mais c’est en solo sur ses deux albums qu’il a prouvé qu’il était notre Paul McCartney.

C'est un mélodiste de catégorie AAA et un chanteur capable de se surpasser jusqu'à la perfection dans tous les registres. Il a l’intelligence d’aller chercher de l’aide pour que ses textes soient à la hauteur de ses compositions. Et que dire de ses reprises d’Harmonium, de Charlebois ou de CANO? Le meilleur est à venir.

  • Un album à écouter : Alter Ego

18 | Pandaleon

Ce sont de véritables savants fous qui réinventent la musique dans leurs laboratoires mystérieux, que ce soit une vieille grange ou une école abandonnée transformée en studio.

Une voix hypnotisante, un guitariste électrisant, des rythmes complexes qui mènent à la transe... Trop expérimental pour le grand public, mais une fête pour les oreilles des mélomanes et connaisseurs.

  • Un album à écouter : Atone

17 | Deux Saisons

Le meilleur groupe de party de l’histoire en Ontario français. Un astucieux mélange d’humour, d’intelligence et de folklore, avec une touche de modernisme dans le dernier droit. On s’ennuie de la plume anthropologique et comique de Nicolas Doyon. Heureusement que Jean-Marc Lalonde poursuit l’aventure avec ses projets personnels, perpétuant l’esprit de Deux Saisons avec son extraordinaire talent de musicien et d’artiste. C’est vrai que Y a rien comme un bon verre de scotch, surtout avec Ginette Spraynette

  • Un album à écouter : Au bal des bois

16 | Patricia Cano

Si elle chantait un peu plus souvent en français, elle serait aussi au sommet de ce palmarès. Mais comment lui reprocher de chanter en anglais, en espagnol, en portugais, en cri ou en ojibwé, puisqu’elle le fait si bien?

Nous pensons qu’elle sera un jour reconnue comme une des grandes interprètes mondiales du jazz et de la musique du monde. On dira : « Il y a eu Ella Fitzgerald, Cesaria Evora, Amália Rodrigues, Patricia Cano… » Bonne nouvelle : on trouvera beaucoup de chansons en français sur son prochain album, qui sera lancé le 4 octobre.

  • Un album à écouter : Madre Amiga Hermana

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