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3 millions de dollars pour des projets de la francophonie ontarienne

L'Ontario met sur pied un nouveau fonds de 3 millions de dollars sur trois ans pour financer des initiatives et des projets locaux au sein de la communauté francophone. Les subventions allouées iront de 5000 $ à 50 000 $.

Un texte de Philippe de Montigny et Marie-Hélène Ratel

Mardi, la ministre des Affaires francophones Marie-France Lalonde a lancé une nouvelle invitation aux organismes francophones à proposer des idées de projets dans le cadre du Programme d’appui à la francophonie ontarienne.

Les activités proposées doivent être axées sur une des priorités identifiées par la province, entre autres l’intégration sociale, la célébration de la francophonie et l’appui des groupes les plus vulnérables, tels que les aînés, les nouveaux arrivants et les francophones LGBTQ.

Les organismes ont jusqu’au 2 novembre prochain pour soumettre leurs demandes, qui doivent comprendre un budget détaillé et des indicateurs de rendement concrets. Pour les appuyer dans cette démarche, des sessions d’information seront organisées le mois prochain et des conseillers régionaux seront à leur disposition.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), consultée lors de l’élaboration de ce nouveau fonds, espère qu’il permettra aux organismes d’offrir des services à un plus grand nombre d’Ontariens d’expression française.

« Il soutiendra l’extraordinaire travail accompli par notre communauté aux quatre coins de la province », selon Carol Jolin, président de l’AFO.

Un processus ardu pour les petits organismes

Au sein de la communauté francophone en Ontario, plusieurs organismes parviennent toutefois au même constat : compléter des demandes de subventions est un processus éprouvant et de nombreux organismes de petite taille n’ont tout simplement pas les ressources humaines nécessaires pour parvenir à leurs fins.

Bien souvent, ce sont les bénévoles qui doivent s’en charger. C’est le cas au sein de l’Assemblée des communautés francophones de l’Ontario de Durham-Peterborough, décrit sa présidente, Sylvie Landry. Par le passé, des demandes au gouvernement provincial n’ont pas été acceptées, explique-t-elle.

Mme Landry souligne qu’il serait bien d’offrir une formation en français aux organismes sur le processus de demandes de subventions, afin d’éviter que les bénévoles se découragent.

Au sein d’autres organismes où des employés se chargent de compléter les demandes de subventions, le manque de temps représente fréquemment un enjeu. Le Centre Colibri est confronté à cette réalité. Celui-ci travaille auprès des femmes francophones du comté de Simcoe qui sont victimes de violence.

Avec quatre membres du personnel, le Centre axe ses priorités sur les services immédiats, explique la directrice générale, Jo-Anne David : « On n’a pas le temps [de trouver d’autres bailleurs de fonds]. La priorité c’est de servir la femme. Dans la prévention d’une tragédie, on s’assure que la femme est en sécurité. »

Les idées retenues dans la première phase du Programme d’appui à la francophonie ontarienne seront dévoilées en décembre.

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