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30 ans d'envolées au Festival de montgolfières de Gatineau

À sa trentième édition, le Festival des montgolfières de Gatineau continue de faire la joie des petits et des grands.

C’était un grand rêve. Des centaines de montgolfières qui grimpent dans le ciel et des milliers de festivaliers dans le parc de la Baie. Les fondateurs du Festival sont d’avis que l’événement a bien vieilli au cours des années.

« C’est toujours une belle réussite chaque année », a affirmé Claire Vaive, présidente fondatrice du festival.

En 1988, sous une pluie torrentielle, 34 000 visiteurs étaient au rendez-vous.

« C’était la première fois que les gens en Outaouais voyaient une montgolfière se gonfler et s’envoler », a dit Mme Vaive. « C’est quelque chose que les gens ont apprécié, parce que c’était nouveau. »

Mme Vaive faisait partie du groupe des quatre fondateurs avec Jean Boileau, Berthe Miron et Thérèse Cyr. Ils ont porté le projet à bout de bras.

Les élus municipaux cherchaient un événement pour créer un nouveau moteur économique pour la Ville, mais aussi pour la faire connaître sur le plan touristique en vertu de la campagne « Gatineau, on y croît ».

« C’est la plus grosse activité que la Ville de Gatineau peut aller chercher et il y a un gros profit qui se fait aussi », a fait savoir Mme Vaive.

Avec sa cinquantaine de montgolfières au départ, le nombre de ballons a augmenté, tout comme le nombre de visiteurs. À ce jour, des centaines de milliers de visiteurs ont pu admirer le spectacle.

Plus de commerçants et plus de spectacles se sont également ajoutés à la programmation.

Le spectacle est assombri, mais continue

En 2001, la mort en montgolfière de la fille de Jean Boileau, alors directeur du festival, quelques semaines avant le festival, a eu l’effet d’un coup de masse. Les ballons ont malgré tout continué de s’envoler.

Thérèse Cyr recevra ce soir le prix Jean Boileau, remis aux artisans du Festival.

Trente ans après la première envolée, les fondateurs espèrent que la popularité du festival continuera de croitre.

« Ça reste mon bébé. C’est le bébé des trois autres aussi. On sait où on va avec ça », a mentionné Mme Cyr.

Dimanche, le festival se déroulait sous la pluie. Mais pas question de fermer boutique.

« Je passe toute ma fin de semaine ici. Qu’il pleuve, qu’il fasse tout ce qu’il voudra, je suis ici du matin au soir », a déclaré Lise Chenard, qui a participé à 29 éditions du Festival.

Jean-Guy Fluet est quant à lui venu dimanche pour la quatrième année.

« On rencontre notre famille et nos amis. Il a toujours fait beau, mais pas cette année. C’est la première fois qu’on pogne du mauvais temps. Ça ne fait rien, on va revenir quand même », a lancé M. Fluet.

D’après un reportage d’Antoine Trépanier

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