Pendant la saison estivale, les Autochtones du Canada se rassembleront partout au pays dans des événements culturels et sacrés communément appelés pow-wow. Celui de la communauté de Kitigan Zibi a lieu les 2 et 3 juin 2018.

Un texte de Joël Fitzgerald, pour Les malins

L’équipe de l’émission Les malins se rendront samedi sur la réserve Kitigan Zibi Anishinabeg, située dans la Vallée-de-la-Gatineau, pour vivre et en apprendre davantage sur le rassemblement culturel qui se prépare.

Autochtones et non-Autochtones sont invités à y participer. Voici cinq choses à découvrir dans un pow-wow : 

1- Deux types de pow-wow

Les pow-wow se présentent sous deux formes distinctes : la traditionnelle et la compétitive. Le premier met l’accent sur les traditions et la spiritualité. Le pow-wow compétitif rassemble la communauté dans un concours mettant sous les projecteurs des danseurs et des musiciens qui courent la chance de recevoir des prix.

Sur le site, souvent garni d’une gigantesque tente qui sert d'arène, les compétiteurs se préparent dans des espaces réservés : vêtements traditionnels, maquillages et répétitions sont au rendez-vous. Un animateur présente, à tour de rôle, les numéros qui sont présentés devant public.

Selon l'encyclopédie canadienne, divers styles de danses sont présentés selon l’âge et le sexe des participants. Par exemple, la danse de la fumée (Smoke Dance) est traditionnellement exécutée par les hommes, tandis que les femmes présentent la danse des clochettes.

Aussi, chaque communauté propose des danses et des éléments qui lui sont propres.

2- Les régalia

Les pow-wow sont aujourd’hui des festivals ouverts au public, qu’il soit autochtone, ou non. En tant qu’invité à ces cérémonies, vous ferez face aux signes et régalia propres à la culture autochtone : grosses plumes, vêtements brodés, mocassins, etc. Pour eux, ces éléments font partie intégrante de leur identité et revêtent un caractère sacré.

Ces rassemblements sont des moments importants pour les Autochtones, puisqu’ils leur permettent de communiquer ce qu’ils sont et de perpétuer leurs traditions transmises de génération en génération depuis des millénaires.

C’est grâce aux vêtements traditionnels et aux choix d’accessoires qu’il est possible, pour eux, de manifester leur identité et pour nous, d’identifier chaque nation.

3- Protocole de conduite

Lors d’un pow-wow, le public est exposé à des danses, des chants et des habits traditionnels.

L’envie de vouloir sortir son appareil photo ou son téléphone intelligent pour capturer quelques clichés peut être tentante. Avant de prendre en photo un kiosque, une prestation de danse ou un groupe de musiciens, il est important d’avoir l’autorisation de la personne, par signe de respect.

Il faut aussi être attentif, puisqu’à certains moments, l’animateur de l’arène demandera au public de ne pas sortir son appareil photo afin de vivre pleinement ce qui se passe dans l'arène et ne pas déconcentrer les participants.

Pour les Autochtones, ces rassemblements ne sont pas des spectacles, mais une façon de perpétuer leurs traditions et de célébrer leurs origines.

4- S’informer sur la culture

Selon l’organisateur du pow-wow de Montréal, Allan Harrigton, en entrevue à Espaces autochtones, la présence du public non autochtone dans les événements organisés par les Premières Nations est un pas de plus vers la réconciliation.

Université, organismes communautaires et clubs : plusieurs kiosques sont mis à la disposition des visiteurs qui veulent s’informer davantage sur la culture autochtone.

5- Foire artisanale

On plonge aussi le visiteur dans une grande foire artisanale.

Des artisans présentent des produits confectionnés à la main, tels que des mélanges de sauge, des vêtements traditionnels, des accessoires, etc.

Un pow-wow, c’est aussi l’occasion de déguster des mets traditionnels sur place. Il est alors possible de savourer des spécialités de chaque nation, telles que du poisson fumé et des burgers à la viande sauvage.

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