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5 choses à savoir à la veille de la Coupe Grey

Amateurs de football ou non, la région de la capitale nationale vibre au rythme du Rouge et Noir d'Ottawa, qui sera du match de la Coupe Grey dimanche soir, contre les Eskimos d'Edmonton. Voici cinq aspects à surveiller en prévision de ce duel.

Un texte de Kim Vallière

1- Bataille défensive

Deux des meilleures défenses de la Ligue canadienne de football (LCF) s'affronteront au cours du match de la Coupe Grey.

La défense des Eskimos d'Edmonton a fait l'envie de toutes les équipes de la LCF cette saison. Inventive et imprévisible, elle cause de sérieux problèmes aux attaques adverses. Les Eskimos ont alloué le moins de points aux formations adverses lors de la saison régulière.

Les joueurs défensifs du Rouge et Noir en ont toutefois assez du manque de reconnaissance de leur brigade. Ottawa a mené dans plusieurs catégories défensives, notamment au niveau des sacs du quart.

« Nous allons montrer dans le match dimanche que nous méritons plus de respect », a affirmé avec assurance le demi défensif Antoine Pruneau.

Son coéquipier Jovon Johnson abonde dans le même sens. Il prédit une grande performance des deux côtés.

« Je pense qu'il n'y aura pas beaucoup de points marqués dans le match », a mentionné le vétéran de neuf saisons.

2- Attaque aérienne

Des passes, des passes et encore des passes.

Les attaques du Rouge et Noir et des Eskimos ont toutes les deux privilégié la voie aérienne cette saison.

Le quart-arrière d'Ottawa, Henry Burris, a lancé pour 5703 verges en 18 matchs en saison. Il distribue le ballon à un solide groupe de receveurs. Quatre d'entre eux ont atteint le prestigieux plateau des 1000 verges cette année : Chris Williams, Brad Sinopoli, Ernest Jackson et Greg Ellingson.

Autant chez le Rouge et Noir que chez les Eskimos, le jeu au sol n'a pas été mis de l'avant en 2015. À Ottawa, la campagne a débuté avec Chevon Walker dans le champ-arrière. Des performances décevantes ont permis à Jeremiah Johnson de prendre la relève.

Un pied disloqué plus tard et Johnson a cédé son poste à William Powell, qui sera le porteur de ballon au cours du match de la Coupe Grey. La recrue s'est taillé un poste de choix après avoir accumulé 447 verges au sol en 7 rencontres.

Dans un match où la température devrait être sous la barre du zéro, le jeu au sol peut devenir crucial. Reste à voir quelle équipe réussira à l'établir rapidement, question de diversifier une attaque généralement un peu prévisible.

3- Une affaire de quart-arrière

Le duel des quarts-arrière promet d'être divertissant.

D'un côté, Henry Burris, un vétéran de 19 saisons dans la LCF et deux fois champion de la Coupe Grey. De l'autre, Mike Reilly, un quart qui en est à sa troisième saison comme partant dans le circuit et qui sera aux commandes de l'attaque pour un premier match de la Coupe Grey.

Burris a une propension pour les gros jeux par la passe. Il l'a montré encore une fois dans la finale de la Division Est, avec une passe de touché de 93 verges à Greg Ellingson pour donner la victoire aux siens. Il n'a toutefois pas réussi une seule passe de touché contre les Eskimos en 2015.

Chez les Eskimos, Reilly a accumulé 2449 verges en 11 rencontres. Il est un quart mobile et il n'a pas perdu avec son équipe cette saison.

Chris Jones, l'entraîneur-chef d'Edmonton, n'a pas peur du manque d'expérience de son quart.

« Mike est une personne compétitive. Peu importe ce qu'il fait, il doit gagner », a-t-il raconté.

4- Les botteurs

Le Rouge et Noir et les Eskimos ont deux approches différentes dans le cas des botteurs.

À Ottawa, Chris Milo s'occupe de toutes les responsabilités : bottés de précision, d'envoi et de dégagement. Ce n'est pas la première fois qu'il fait face à cette situation et il a fait taire ses critiques pendant la finale de l'Est en réussissant notamment deux placements de 43 et 45 verges.

À Edmonton, les responsabilités sont divisées entre Grant Shaw et Sean Whyte, qui se concentre sur les placements et les convertis.

Un partage des tâches permet souvent aux botteurs d'être plus efficaces et concentrés. Si la rencontre devait se gagner sur un placement, la pression serait énorme sur les épaules de Milo.

5- Le facteur cendrillon

Personne n'attendait le Rouge et Noir en finale de la Ligue canadienne de football à sa deuxième année d'existence. En particulier, après un décevant dossier de 2-16 à sa première saison.

Satisfaits de leur histoire cendrillon, les joueurs et entraîneurs du Rouge et Noir? Pas avant d'avoir d'obtenu la fin rêvée à leur conte de fées.

Les joueurs et entraîneurs ont répété qu'ils croient en leur chance de causer la surprise dimanche, étant donné qu'ils ont déjoué les pronostics toute la saison.

« Nous sommes ici pour terminer le travail que nous avons commencé », a expliqué le receveur Brad Sinopoli, un mantra répété par tous et chacun depuis l'arrivée du club à Winnipeg.

Le coup d'envoi de la Coupe Grey sera donné dimanche à 18 heures.

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