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5 choses que vous ne saviez (probablement) pas sur le peintre Jean Dallaire

S'il était encore vivant, Jean Dallaire aura eu 100 ans cette année. Afin de lui rendre hommage, la Ville de Gatineau a décidé de lui consacrer une exposition conçue par le commissaire Michel V. Cheff. Ce dernier a accepté de dévoiler à l'animatrice des Malins plaisirs Jhade Montpetit cinq aspects de la vie du peintre qui sont peu ou pas du tout connus.

Né le 9 juin 1916, à la rue Vaudreuil dans le secteur de Hull, Jean Dallaire est considéré par certains comme un des grands artistes qui ont marqué l'histoire de l'art canadien. Michel Chef a consacré plus de 30 ans de sa vie à son travail.

1- Un atelier à Hull

Le 29 décembre 1933, Jean- Philippe Dallaire, n'avait que 17 ans quand il a signé un bail de location pour un atelier de travail. La durée du contrat d'une année commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre 1934. Le document officiel de location, rédigé en anglais, stipule qu'il dispose d'un espace de deux pièces au troisième étage de l'édifice du Metropolitan Stores Limited, situé au côté nord de la rue Principale, à Hull. Le jeune artiste doit alors débourser la somme de 15 $ par mois.

2- Le rêve italien

Jean Dallaire a toujours rêvé de se rendre en Italie. En 1937, alors que les Dominicains de la rue Empress, à Ottawa, l'encourageaient en lui offrant le gîte, le couvert, un atelier, des fournitures d'artistes et un accès libre à la bibliothèque du couvent, le jeune Dallaire avait feuilleté plusieurs albums d'art italien. Il aimait particulièrement l'art de la Renaissance et admirait l'œuvre du peintre florentin Fra Angelico. Dallaire cherchera à se rendre en Italie à quelques reprises et il étudiera la langue italienne pendant son séjour en France. Il ne réalisera cependant jamais son rêve du « grand voyage d'Italie ».

3- L'influence d'Alfred Pellan

La rencontre et l'influence du peintre québécois Alfred Pellan, furent marquantes pour Jean Dallaire. Selon Paul Dumas, « Un jour que nous lui parlâmes d'Alfred Pellan, Dallaire manifesta un vif désir de le rencontrer. Nous allâmes ensemble lui rendre visite dans son atelier de la rue de Grenelle. Cette rencontre électrisa Dallaire : il eut la révélation soudaine de la couleur pure, il fut surtout impressionné de voir un peintre canadien engagé aussi loin dans la voie des recherches picturales et brossant avec autant d'audace toutes ces toiles si vigoureuses et riches de ton. » En 1940, dans une lettre à son camarade de classe et ami, le sculpteur hullois Henri Heyendahl, Dallaire écrira « Pellan m'a plus appris que tout autre. »

4- Le peinture au cœur de la relation père-fils

François Dallaire, fils de l'artiste, se souvient d'avoir, lorsqu'il était enfant, accompagné son père à l'atelier de Ville Saint-Laurent, à Montréal. Dans un ouvrage de René Viau consacré à l'artiste, il raconte : « Mon père s'attelait à plusieurs toiles en même temps. J'étais à côté de lui. Tandis que l'une séchait, il s'attaquait à l'autre. Il peignait. Je l'imitais. Il s'est mis en tête de m'initier. Cela a été la plus belle période que j'ai vécue avec mon père. J'utilisais ses couleurs, mais pas ses beaux pinceaux. Il me permettait seulement d'utiliser de vieux tubes d'huile et des pots de gouache. Et de faire comme lui. »

5- Une vie dédiée à l'art

Jean Dallaire était rigoureux dans son travail. L'art faisait partie intégrante de sa vie. Il aimait la vie grâce à l'art. Le journaliste Georges-E. Carrière, en parle en 1971 : « Dallaire était un artiste exigeant, minutieux à l'extrême et ne laissait aucun détail au hasard. En plus de connaître les outils de son métier et la matière avec laquelle il œuvrait, Dallaire voyait avec son cœur aussi bien qu'avec ses yeux. Il s'efforçait de comprendre, d'aimer son sujet. »

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