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55 écoles ontariennes équipées pour sauver des vies

Les 55 écoles du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) sont désormais équipées de défibrillateurs externes automatisés (DEA).

Un texte de Karine Lacoste

À défaut d'avoir eu du financement du ministère de l'Éducation de l'Ontario pour ce projet, le Conseil scolaire a décidé de munir chaque école de ces appareils à même son budget. Le surintendant de l'éducation Jason Dupuis explique qu'il s'agit là d'une initiative qui découle de la priorité accordée à la sécurité et au bien-être des élèves et du personnel. Il est convaincu que l’investissement en vaut la peine.

Pour en arriver à ce résultat, 35 défibrillateurs ont été achetés et installés cet hiver, au coût d’environ 3000 $ par appareil.

« C’est le fun avoir ça. Ça a été vite. L’installation s’est faite en moins de deux semaines », raconte-t-il, le sourire aux lèvres.

Les défibrillateurs sont installés stratégiquement, bien visibles, près des gymnases dans les écoles. « On a également des adultes de la communauté, des parents, qui viennent dans nos écoles pour faire du sport et on sait que dans cette situation-là on est potentiellement plus à risque », rappelle Jason Dupuis.

Pressions après la mort de Griffin Martin

La mort du jeune Griffin Martin qui a été subitement victime d'un arrêt cardiaque en février 2017 pendant qu’il jouait dans la cour de l'école élémentaire Wood d'Orléans a servi d'élément déclencheur, admet M. Dupuis. « Le conseil de gestion et les conseillers scolaires nous ont posé beaucoup de questions en lien avec l’équipement qu’on avait dans nos écoles », raconte le surintendant de l’éducation.

Une décision qui semble faire l’unanimité, selon M. Dupuis, puisqu'« il n’y a jamais eu de débat » et la direction est allée de l’avant « au-delà des attentes du ministère ».

Dans chaque école, au moins quatre personnes sont formées pour s’en servir. « Dans le cadre des formations RCR, la formation pour l’utilisation du défibrillateur était déjà en place » explique Louis Barrière. Ce dernier ajoute qu'en plus des électrodes pour adultes, qu'on retrouve dans les défibrillateurs, des électrodes pour les enfants de zéro à huit ans ont été ajoutées. Un atout important selon l'infirmier de formation.

Le gestionnaire de la santé et sécurité au travail souligne par ailleurs qu’ils ont acheté des défibrillateurs en français et que toutes les écoles sont équipées du même modèle, pour faciliter leur utilisation en cas de besoin. « En français, il nous explique quoi faire, parce qu’on sait très bien qu’en situation de stress une personne peut oublier certaines étapes », soutient M. Barrière.

Bien qu’il n’ait encore jamais été nécessaire de les utiliser dans les écoles de son conseil scolaire, Louis Barrière explique que ces défibrillateurs augmentent les chances de sauver des vies. Il recommande donc au personnel, et au public, de les utiliser en cas de doute d’arrêt cardiaque. Puis, si la condition du patient ne requiert pas d’électrochoc, l’appareil n’en donnera pas.

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