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À chacun son chauvinisme : 10 raisons de ne pas aimer les Bruins de Boston

Dans la série qui oppose les Sénateurs d'Ottawa et les Bruins de Boston, on se permet d'être hyper partisans et de n'avoir aucun sens critique lorsqu'il s'agit de notre équipe.

Un texte d’Angie Bonenfant

Nos Sénateurs sont de retour en séries après une année d’absence. Ils affrontent les « Big Bad » Bruins de Boston, une équipe qui, à bien des égards, nous n'aimons pas pour 10 bonnes et diverses raisons.

10. Zedno Chara. A-t-on besoin d'en dire plus? Un joueur complet à la stature imposante, mais détestable. Vous rappelez-vous de cette fameuse mise en échec, en 2011, qui a failli décapiter le capitaine du Canadien de Montréal Max Pacioretty? Ou de ce coup, en 2013, donné à la mâchoire fracturée de Sidney Crosby. Chara ne s'est pas fait beaucoup d'amis, aussi, à Ottawa depuis qu'il a quitté le camp des Sénateurs pour devenir le joueur-étoile des Bruins. À lui seul, Chara contribue à nourrir ce dédain que nous éprouvons envers les Oursons.

9. Claude Julien. Nous devrions nous réjouir que l'un des meilleurs entraîneurs de la Ligue nationale de hockey ne soit plus derrière le banc des Bruins pour la série qui les oppose aux Sénateurs. Sauf que Julien n'est pas n'importe qui, c'est un Franco-Ontarien de la région d'Ottawa! En le congédiant, les Bruins de Boston ont touché une corde sensible et brisé le seul lien qui unissait les partisans de notre région à leur équipe. Claude Julien n'étant plus l'entraîneur-chef des Bruins de Boston, il n'existe donc plus aucune raison de les respecter!

8. David Krejci. En 2004 et 2005, Krejci a défendu les couleurs des Olympiques de Gatineau. Au cours de ses années passées dans la LHJMQ, il a ébloui les amateurs grâce à son talent. Les Bruins ont été assez perspicace pour acquérir ses services en 2006. Depuis, ils se frottent les mains en guise de satisfaction au grand dam des amateurs d'ici qui voient un talent de chez nous évoluer dans le camp de l'ennemi.

7. Les partisans. Les partisans des Bruins font partie de ceux qui sont les plus convaincus, loyaux et bruyants de la Ligue nationale de hockey. Au TD Garden, domicile des Bruins, ils sont particulièrement survoltés. Les partisans sont aussi partout, dans toutes les villes, à chaque coin de rue et affichent leurs couleurs sans gêne, presque de façon arrogante sans égards aux partisans de l'équipe locale. Ils ont une ferveur sans pareil qui ne demande qu'à être domptée... par les Sens.

6. Ville championne. La région de Boston compte 10 titres professionnels depuis 2001 : Super Bowl, Séries mondiales, Coupe Stanley et titres de la NBA pour ne nommer que ceux-là. Boston est une ville titrée, plus que n'importe quelle autre ville en Amérique du Nord. En comparaison, Ottawa fait piètre figure avec son seul titre de la Coupe Grey au cours de la même période, récemment acquis en 2016. Il est temps que ça change!

5. Brad Marchand. Probablement l'un des joueurs les plus « ha-ï » de la Ligue nationale de hockey. Tapez son nom sur Google, vous verrez, il ne laisse personne indifférent. Marchand est talentueux, certes, mais il a été régulièrement suspendu pour des coups vicieux et sournois. Sept suspensions depuis 2011, disons qu'il faut un certain talent pour accomplir un tel exploit!

4. Don Cherry. L'incorrigible animateur de la CBC, amant du jeu brutal et pourfendeur des Européens, a été entraîneur des Bruins pendant cinq saisons. Cherry est un personnage polarisant dans ses propos comme dans ses vêtements. Son franc-parler ne laisse personne indifférent. Loin de se tenir à l'écart de la polémique, l'ex-entraîneur de Boston semble aimer la controverse. Son embauche par les Bruins il y a plus de 40 ans en dit long sur leur vision du jeu!

3. Patrice Bergeron. Tous ceux ceux qui s'intéressent aux statistiques avancées s'entendent pour dire qu'à ce chapitre Patrice Bergeron est un joueur dominant. Il est un des meilleurs lors des mises en jeu. Quand il n'a pas la possession de la rondelle, il demeure un joueur menaçant. Son chandail jaune et noir, toutefois, nous empêche d’apprécier l’athlète à sa juste valeur.

2. Fiche victorieuse. Statistiquement parlant, les Bruins ont un meilleur rendement que les Sénateurs. Le taux d'efficacité des Oursons en désavantage numérique est le plus élevé de toute la ligue. Les Bruins ont remporté 11 de leurs 14 derniers matchs à domicile (11-3-0). De plus, les Oursons ont une fiche historique impressionnante contre nos Sens de 74 victoires, 41 défaites, 8 matchs nuls et 11 défaites en prolongation. Nul besoin de préciser qu'il est temps que ça change!

1. Marty Walsh. C’est une vieille tradition, les maires des deux municipalités qui s’affrontent en séries acceptent de relever le défi lancé par le maire de l’équipe gagnante. Cette année, le maire de Boston, Marty Walsh, a refusé de prendre part au défi lancé par Jim Watson. Il craint de porter la guigne à son équipe. P-i-s-s-o-u. Le maire Walsh devrait savoir que le succès d’une bonne équipe de hockey repose sur le talent de ses joueurs. Ce n’est pas le résultat d’un phénomène surnaturel. Dans tous les cas, à Ottawa, nous, on l’a bien compris...

Avec la collaboration des journalistes Olivier Pinsonneault, Antoine Trépanier, Guillaume Charbonneau, Kim Vallière et Dan Séguin

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