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À l'hôpital de Gatineau comme à celui de Hull, les urgences débordent

Les urgences de certains des hôpitaux du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais sont surchargées en ce début d'année.

En fin d'après-midi lundi, le pire bilan était à l'hôpital Mémorial de Wakefield. À 16 h 40, sept civières étaient occupées, alors que le nombre de civières fonctionnelles y est de quatre, soit un taux d'occupation de 175 %.

À la même heure, 48 civières étaient occupées à l'hôpital de Gatineau, qui compte 28 civières fonctionnelles, soit un taux d’occupation de 171 %. Selon le site spécialisé Index Santé, 31 patients étaient alités sur une civière depuis plus de 24 heures, dont 17 depuis plus de 48 heures.

La situation n’était guère plus reluisante à l’hôpital de Hull, qui affichait un taux d'occupation de 120 %. Sept personnes se trouvaient sur une civière depuis plus de 24 heures, dont trois depuis plus de 48 heures.

Situation variable en périphérie

Les usagers des hôpitaux du Pontiac et de Maniwaki ont plus de chance. Les urgences de ces établissements affichaient respectivement des taux d’occupation de 0 % et de 67 %.

Cependant, l’urgence de l’hôpital de Papineau a atteint un seuil élevé, avec un taux d’occupation de 92 %.

Un problème qui perdure depuis 2013

Le coordonnateur d’Action Santé Outaouais, Jean-Charles Pichereau, se dit déçu, mais peu surpris de ce niveau d’engorgement.

La région est encore, malheureusement, dans les mauvais élèves.

Jean-Charles Pichereau, coordonnateur d'Action Santé Outaouais

Selon lui, la situation est problématique depuis 2013, sans que la direction du CISSS de l'Outaouais ne prenne les actions appropriées.

Le plan visant à mieux gérer l'occupation des lits dans les hôpitaux, désengorger les urgences et maintenir, si possible, les patients à domicile, proposé en décembre dernier par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, se fait toujours attendre par le milieu régional de la santé.

« On ne connaît pas le montant ni le nombre de places qui seront créées dans les CHSLD en Outaouais pour désengorger les urgences », explique M. Pichereau.

Le CISSS de l'Outaouais réagit

Selon les responsables du CISSS de l'Outaouais, l'achalandage élevé dans les urgences n'a rien d'exceptionnel. Ils soulignent que les jours qui suivent la période des Fêtes sont marqués par une recrudescence des cas de grippe et de gastro-entérite.

Le chef du Département de médecine générale du CISSS de l'Outaouais, le Dr Nicolas Gillot, recommande aux personnes qui n'ont pas de symptômes graves d'éviter les urgences. Il suggère à ces patients de se tourner vers leur médecin de famille ou d'appeler la ligne Info-Santé 8-1-1.

Le Dr Gillot rappelle aussi qu'un projet pilote, récemment mis sur pied, vise à désengorger les urgences au sein des hôpitaux du CISSS de l'Outaouais.

« On cherche à améliorer la fluidité à l'urgence avec la réorientation des patients. Au niveau de l'hôpital, on travaille sur la durée moyenne des séjours pour accélérer les congés des patients », dit-il. « On travaille aussi sur la prise en charge des patients par la communauté pour améliorer l'offre de service lorsqu'ils quittent l'hôpital. »

Le résultat de ce projet pilote n'est pas encore mesurable, selon le Dr Gillot.

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