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À Nashville comme à Guertin pour Alexandre Carrier

Alexandre Carrier profite de chaque moment passé dans l'entourage des Predators de Nashville pendant la finale de la Coupe Stanley. L'ancien capitaine des Olympiques de Gatineau est aux premières loges pour témoigner des exploits de Frédérick Gaudreau, son coéquipier avec les Admirals de Milwakee, ainsi que de l'ambiance survoltée au Bridgestone Arena.

Un texte de Kim Vallière

« En arrivant ici, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Nashville n'avait pas vraiment la réputation d'une ville de hockey », commence Carrier, joint mardi dans la capitale du country. « C'est assez impressionnant. Je peux comparer ça à Guertin, quand on jouait en séries quand j'étais à Gatineau. »

Le défenseur a joué tout son hockey junior avec les Olympiques. Il a goûté aux séries éliminatoires au Centre Robert-Guertin pendant quatre saisons, un amphithéâtre qui a la réputation d'être bruyant lorsqu'il affiche complet.

Il a été sélectionné par les Predators au quatrième tour du repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH) en 2015. Carrier a passé la dernière saison avec le club-école de Nashville dans la Ligue américaine. En 72 parties, il a accumulé 6 buts et 33 mentions d'assistance.

Depuis le début des séries éliminatoires de la LNH, il a posé ses valises dans une chambre d'hôtel de Nashville pour se joindre aux Black Aces du club. Le groupe de cinq joueurs s'entraîne en parallèle ou avec l'équipe de la LNH, au cas où une blessure surviendrait.

Frédérick Gaudreau, la révélation des derniers matchs chez les Preds, s'alignait avec les Black Aces jusqu'à ce qu'il soit intégré à la formation partante en demi-finale de l'Association ouest, contre les Ducks d'Anaheim. L'attaquant québécois a récolté trois buts et trois passes en six matchs éliminatoires.

« Fred, c'est un gars qui travaille tellement fort. C'est un joueur spécial, il faut toutes les petites affaires que les autres ne font pas. Il prend soin de son corps à l'extérieur de la patinoire et il porte attention aux détails sur la glace », raconte Carrier, pas du tout surpris par les succès que connaît son coéquipier chez les Admirals.

Apprendre en regardant les meilleurs

En attendant que son tour vienne, le hockeyeur de 20 ans profite de chaque moment de la finale. « C'est assez spécial de vivre ça. Il y a des joueurs qui joueront 1000 parties dans la LNH et qui n'auront pas la chance d'être dans l'environnement de la Coupe Stanley », mentionne-t-il.

Quand Carrier regarde les parties de la passerelle, il ne lâche pas la défense des Predators des yeux. Roman Josi, Ryan Ellis, P.K. Subban et Mattias Ekholm font partie de l'élite chez les défenseurs dans la LNH et ils forment les deux premières paires à la ligne bleue de Nashville.

« Ce qui fait qu'ils sont si spéciaux, c'est qu'ils sont tous responsables défensivement. Ils sont surtout très bons pour appuyer l'attaque et c'est un peu dans mon style de jeu aussi, donc j'essaie d'apprendre de ça à chaque partie », ajoute lorsque l'ancien protégé de Benoît Groulx chez les Olympiques.

Maintenant que les Predators ont créé l'égalité 2-2 dans leur série contre les Penguins de Pittsburgh, Carrier croit plus que jamais aux chances de son équipe de soulever le trophée. Sa prédiction? « En six », affirme-t-il, pour que le club puisse gagner devant son public, à Nashville.

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