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À pied de Montréal à la colline du Parlement en soutien à Radio-Canada

Des membres du regroupement Tous amis de Radio-Canada sont arrivés à Ottawa, ce midi, à l'issue d'une marche de sept jours qui les a menés de Montréal à Ottawa. Ils entendaient attirer l'attention de la population et des politiciens sur le sort de la société d'État.

Les marcheurs, qui étaient une poignée à être partie de Montréal le 6 octobre, ont parcouru plus de 200 kilomètres. Des sympatisants se sont joint au groupe pour la dernière portion de la marche entre Gatineau et Ottawa. Ils étaient une centaine devant le Parlement.

Leur objectif était de déposer une Déclaration de principes énumérant les dispositions qu'ils jugent nécessaires au « maintien et à la survie d'un diffuseur public fort ».

Selon Jacques Caplette, l'un des participants, le financement de Radio-Canada doit être amélioré et son indépendance doit être préservée.

« La Société est en perte d'autonomie si on peut parler ainsi. La Société nous appartient d'un océan à l'autre, on est très bien informé depuis des décennies. Je ne vois pas pourquoi on couperait la qualité de l'information nationale et internationale », explique-t-il.

Des réactions politiques

Au moment de lire le document sur la colline du Parlement, les marcheurs étaient écoutés par une centaine de personnes.

Des candidats néo-démocrates et libéraux faisaient partie de l'auditoire. Les deux formations politiques ont en effet promis de rétablir le financement du diffuseur public national. Le Nouveau Parti démocratique augmenterait à terme cette enveloppe de 115 millions de dollars, alors que le Parti libéral propose d'y injecter 150 millions de dollars.

Dans une déclaration écrite, le Parti conservateur a rappelé que CBC/Radio-Canada recevait un milliard de dollars du gouvernement et que la position des libéraux était ironique, sachant que plusieurs gouvernements libéraux ont réduit les budgets de la société d'État.

« Radio-Canada est responsable de ses propres activités, et c'est à elle d'offrir une programmation que les Canadiens veulent regarder et écouter, en français et en anglais et de compenser pour ses pertes de revenus publicitaires. Ironiquement, les Libéraux participent à cette marche, mais le gouvernement libéral qui nous a précédés avait amputé le budget de Radio-Canada de 400 millions de dollars », écrit le porte-parole Parti conservateur, Axel Rioux.

Cette déclaration a piqué à vif le candidat libéral dans Saint-Laurent, Stéphane Dion, qui était présent aux côtés des marcheurs lors de leur passage dans la région de la capitale nationale.

« Quand on est arrivé en 1993, il y avait un déficit de 42 milliards de dollars. On était menacé d'être placé sous la tutelle du FMI et de la Banque mondiale. Quand ils ont pris le pouvoir, il y avait un surplus de 13 milliards de dollars. Leurs compressions sont idéologiques. Elles ne sont aucunement justifiées par des raisons d'équilibre budgétaire. C'est une vendetta idéologique contre un diffuseur public », a-t-il rétorqué.

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