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Absence remarquée des Québécois « de souche » au Sommet du vivre-ensemble de Gatineau

Le premier Sommet du vivre-ensemble de Gatineau a attiré de nombreux membres des communautés culturelles, vendredi, à la Maison du citoyen, mais des participants ont noté la sous-représentation des Québécois caucasiens d'ascendance européenne.

« Dès que l’initiative a été mise sur pied, beaucoup de gens des communautés racialisées se sont mis en branle pour s’inscrire, au point qu’il n’y a plus de place », a relaté Darlene Lozis, l’une des panélistes, lors de son passage à l’émission Les matins d’ici.

« Il y a eu une réponse, parce qu’il y a cet engouement-là, les gens veulent donner du leur », a-t-elle ajouté.

Certains des citoyens présents auraient toutefois souhaité une plus grande participation des Québécois issus de la majorité blanche et francophone.

« Je ne peux pas comprendre qu’on parle du vivre-ensemble et qu’on soit juste les politiciens, les ONG et les nouveaux arrivants », a souligné Martine Zadi, une autre participante. « C’est important qu’on les entende [les Québécois blancs d'ascendance européenne] aussi là-dessus. »

« J’ai entendu le commentaire aujourd’hui : ''Où sont les Québécois de souche?'' C’est important de le mentionner parce que si on parle du vivre-ensemble, il faut que tout le monde soit à la table », a renchéri Marc Guerrier, un Gatinois qui assistait au Sommet.

Jacques Demers, lui-même un citoyen caucasien, a aussi remarqué qu’il y avait peu de participants comme lui.

« Il faut continuer le build up pour que ça devienne de plus en plus connu dans la population et qu’on aille de plus en plus de Québécois d’origine qui vont participer éventuellement », a-t-il affirmé.

Au-delà du Sommet

Une gamme de panels, de conférences et de discussions étaient au programme pour permettre d’échanger et d’en apprendre davantage sur les défis liés au vivre-ensemble. Les participants étaient d’ailleurs invités à indiquer les quatre enjeux et propositions qu’ils jugent prioritaires, à la fin de la journée.

L’initiative de la Ville de Gatineau a été saluée par beaucoup de participants, mais nombreux sont ceux qui croient qu’il faut en faire encore davantage pour favoriser le vivre-ensemble.

« Le Sommet, c’est une journée de travail, a rappelé la présidente du Centre islamique de l’Outaouais, Hayet Laggoune. Est-ce qu’on va arrêter là? Est-ce qu’on va se parler une fois par année et puis on arrête toute communication? » s'est demandé celle qui a également participé à l’organisation du Sommet.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, espère pouvoir établir un plan d’action pour favoriser le vivre-ensemble à Gatineau à l’issue du Sommet.

Avec les informations de Gilles Taillon

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