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Absolution inconditionnelle pour Michel Plouffe

L'ancien directeur de Développement économique - CLD Gatineau, Michel Plouffe, a obtenu, vendredi, une absolution inconditionnelle du tribunal. La décision de la cour est survenue au lendemain de son plaidoyer de culpabilité à une accusation d'entrave au travail des policiers.

M. Plouffe avait admis, jeudi, avoir fourni de faux documents à la Sûreté du Québec (SQ), dans une affaire remontant à 2013.

L'absolution inconditionnelle représente le scénario proposé par l'avocat de la défense. La Couronne avait plutôt proposé une absolution conditionnelle assortie de 100 heures de travaux communautaires.

Le tribunal a tranché en faveur d'une absolution sans condition en raison des antécédents de travail de l'accusé à la Ville de Gatineau. Le juge Valmont Beaulieu a indiqué que les remords du Gatinois étaient sincères et que la récidive était impossible.

À sa sortie du tribunal, M. Plouffe y est allé de ses premières déclarations publiques depuis le début de l'affaire.

« Depuis le mois de septembre, je passe jours, soirs et fins de semaine à développer des entreprises, à conseiller des gens. C'est ce que j'ai toujours fait, c'est ce que je vais faire et c'est ce que je vais continuer à faire de mieux dans la vie », a-t-il mentionné.

Il estime que la décision du juge lui facilitera la tâche dans la recherche de futurs clients.

Son avocat, Me Martin Binet, s'est réjoui de la décision du tribunal. Il croit que les conséquences présentes et futures sont suffisamment importantes pour ne pas imposer une peine plus importante à son client.

« En raison de son passé exemplaire et de son implication dans la communauté, on lui donne une chance de tourner la page et de se rebâtir. C'est ça qui est important », a déclaré Me Binet.

Retour sur les faits

L'histoire remonte au 6 janvier 2013, alors qu'un employé d'Hydro-Québec alerte les policiers de la SQ de la présence d'un compteur trafiqué dans une résidence appartenant à M. Plouffe, route 309, à Val-des-Monts.

Les policiers y découvrent alors une serre de cannabis. M. Plouffe n'a aucun lien avec celle-ci, mais le locataire de l'époque, ne voulant pas être retrouvé par les policiers, exige que l'accusé lui signe un bail en blanc sur lequel il inscrira le nom d'un complice.

M. Plouffe se compromet, craignant que son nom soit divulgué au grand jour et que sa réputation soit ternie. Il est arrêté en février 2016, moment où il admet sa faute aux policiers.

Il est suspendu avec solde pendant cinq mois par Développement économique - CLD Gatineau, avant la rupture officielle du lien d'emploi à la mi-juillet.

D'après les informations de Michel-Denis Potvin et Olivier Proulx

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