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Accès à Internet limité : le cas de Montpellier

En annonçant que l'accès à Internet haute vitesse devenait un service de base, le président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a noté qu'en ce moment, environ 18 % des Canadiens n'ont pas accès à ce service. Nous sommes allés visiter Montpellier, en Outaouais, une communauté où les questions de connectivité font sourciller.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

L’environnement de travail de Pierre Deschamps est de bonne qualité. Ce consultant, qui prépare des formations pour les gestionnaires en santé partout au Québec, travaille de chez lui. Sa maison est située à quelques centaines de mètres d’un petit lac paisible.

Mais il n’y a pas que des avantages. Pour ce travailleur autonome, Internet est un outil essentiel, que ce soit pour communiquer avec ses clients, ou télécharger des documents de formation. En milieu rural, ce service peut coûter cher et n’est pas toujours performant.

Si je veux travailler, il ne faut pas que je pense à combien je fais de l’heure, parce qu’ici, avec la vitesse d’Internet, ça me prend nécessairement plus de temps. Donc, je ne suis pas compétitif.

Pierre Deschamps, travailleur autonome

Des problèmes répandus

La situation de Pierre Deschamps est loin d’être unique. Ils sont nombreux, à Montpellier et dans les environs, à avoir leur propre histoire quand vient le temps de parler de problèmes d’Internet.

Prenez le Marché Faubert, situé au cœur du village de 1000 habitants. Dans ce commerce, c’est le système de paiement par carte qui dépend du réseau et qui fait parfois défaut.

Je trouve que c’est un gros problème. Aujourd’hui, on est d’accord que tout le monde fonctionne avec la carte.

Mario Lanthier, gérant du Marché Faubert

Économie et démographie

Un accès plus rapide et plus fiable à Internet, c’est ce que réclame depuis des années le maire de Montpellier, Stéphane Séguin.

Comme bien des maires au Canada, il estime que c’est un élément clé pour contribuer au développement économique de la municipalité et pour attirer des travailleurs autonomes.

Mais il n’y a pas que l’économie. Dans son village de 1000 habitants, pas évident d’attirer de nouveaux résidents, surtout quand les problèmes d’Internet s’ajoutent à une très grande difficulté à capter le réseau cellulaire.

Les communications doivent se faire de façon rapide et on a tous besoin de la technologie. Si on n’a pas cette technologie-là, comment peut-on encourager des jeunes familles à s’installer chez nous? C’est difficile.

Stéphane Séguin, maire de Montpellier

Il veut maintenant s'assurer que la volonté du CRTC devienne réalité.

Des gouvernements, dont Québec et Ottawa, ont déjà annoncé des investissements pour améliorer l'accès à Internet en milieu rural ou éloigné.

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