Retour

Accès à un médecin de famille : qu'en est-il du 15 % ?

L'entente signée entre le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et la Fédération des médecins omnipraticiens (FMOQ) prévoit que 85 % des Québécois auront un médecin de famille d'ici le 31 décembre 2017. Mais qu'en sera-t-il des 15 % restants? Seront-ils abandonnés à eux-mêmes, toujours condamnés à faire la file d'attente dans une clinique sans rendez-vous?

Un texte d' Angie Bonenfant

Malheureusement oui, répond le MSSS, à la seule différence que cette fois-ci ce sera leur choix.

« Le 15 % représente des personnes qui, par exemple, ne souhaitent pas avoir de médecin de famille, se considèrent en santé et accèdent [aux services de santé] d'une autre façon, quand ils en ont besoin », explique Noémie Vanheuverzwijn, porte-parole au ministère.

C'est souvent le cas, par exemple, des jeunes adultes en pleine santé qui consultent très rarement, évoque-t-elle

Au ministère, on estime que 85 % des Québécois veulent un médecin de famille. L'entente signée en 2015 prévoit que le souhait de 100 % de ces Québécois sera exaucé à la fin de l'année.

« La cible a été fixée en fonction de la littérature et de l'expérience d'autres juridictions qui démontrent que lorsque 85 % de la population est inscrite à un médecin de famille, cela répond aux besoins de tous ceux qui souhaitent avoir un médecin de famille », précise-t-elle.

C'est ainsi qu'une fois la cible atteinte, le gouvernement considérera que chaque Québécois qui le souhaite aura accès à un médecin de famille.

En Outaouais, dans le fameux 15 %, il faut aussi rajouter les résidents qui ont décidé de garder leur médecin de famille de l'Ontario ou qui ont un médecin de famille pratiquant en dehors de la région. D'autres sont suivis par des médecins spécialistes.

Plus d'articles

Commentaires