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Accueil de réfugiés syriens : la région se prépare

Même si la date et le nombre de réfugiés syriens qui seront accueillis dans la région d'Ottawa et de Gatineau ne sont pas encore connus, plusieurs organismes d'entraide de l'Outaouais s'organisent déjà à les recevoir.

C'est le cas, entre autres, d'Accueil-Parrainage Outaouais qui a déjà identifié des besoins dans le domaine de la traduction.

Le directeur général Bato Redzovic soutient qu'il peut compter sur six interprètes qui parlent arabe, mais qu'il en aurait besoin de 10 de plus.

« Si on a une arrivée en masse de réfugiés syriens, c'est sûr et certain qu'on va aller chercher une autre dizaine de personnes qui parlent arabe », soutient-il. « Mais, je suis sûr qu'on va les trouver. »

M. Redzonic explique qu'il est aussi à la recherche de propriétaires de logement qui souhaitent héberger les réfugiés lorsqu'ils arriveront en terre outaouaise.

« Ils sont les bienvenus, car c'est certain que nous allons avoir ce besoin d'installer les gens [quelque part] », a-t-il dit.

« Les gens qui vont prendre en charge une famille vont aussi avoir besoin de meubles. Peut-être leur donner un divan usagé, ce serait extraordinaire! »

Commissions scolaires sollicitées

Ce matin, les commissions scolaires ont reçu un appel du ministère de l'Éducation qui leur demande de se préparer à accueillir des réfugiés. La Commission scolaire des Portages de l'Outaouais (CSPO) fait partie des commissions scolaires identifiées pour accomplir cette tâche.

Le directeur général Jean-Claude Bouchard du CSPO explique qu'il est déjà à la recherche d'eniseignants et d'interprètes. Sa commission a déjà lancé des processus d'embauche.

« D'ores et déjà, présentement, toutes les équipes sont au travail pour cibler les écoles et les centres qui vont accueillir ces gens-là », explique-t-il. « Au niveau des équipes d'enseignants, toute l'organisation scolaire des services pédagogiques est autour de la situation pour se préparer à l'événement. »

La CSPO accueille en moyenne la plus grande proportion de nouveaux arrivants. Elle compte dans ses rangs 13,3 % d'enfants nés à l'extérieur du Canada. La moyenne provinciale est plutôt autour de 8 à 9 %.

M. Bouchard prétend avoir toutes les ressources nécessaires pour répondre aux besoins des réfugiés, même si le délai pour les accueillir est court.

Ottawa et Gatineau sur un pied d'alerte

Le gouvernement fédéral maintient que les réfugiés arriveront au pays d'ici la fin de l'année, mais il n'a pas encore donné plus de détails.

Les maires d'Ottawa et de Gatineau ont déjà indiqué que leurs villes respectives sont prêtes à collaborer, mais on souhaite davantage d'information, afin de mettre sur pied un plan d'accueil convenable.

Où physiquement peut-on les accueillir? « Ce sont des réponses que le gouvernement fédéral pourra nous donner », a dit le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin.

« Un des scénarios, c'est qu'ils aillent dans des bases militaires et que de là, ils soient envoyés dans des villes qui peuvent les accueillir. Est-ce que ce sera chez des citoyens qui veulent parrainer? Ou dans des offices d'habitation ou est-ce que ce sera le privé? L'ensemble des options sera mis sur la table. »

Maxime Pednaud-Jobin attend toujours de connaître le nombre exact de réfugiés qui seront accueillis à Gatineau. Il évalue toutefois cela à des centaines de personnes.

Mercredi, le maire de Gatineau participera à une rencontre du caucus des maires des grandes villes de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) sur l'accueil des réfugiés.

Avec les informations de Marie-Lou St-Onge et Nathalie Tremblay

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