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Accusé de triple meurtre, Basil Borutski blâme la police

Basil Borutski a indiqué que la police avait une responsabilité dans la suite d'événements qui l'aurait mené à tuer trois femmes qu'il connaissait dans les environs de Wilno, en Ontario. C'est ce qu'on a pu entendre mardi à la fin d'une vidéo présentée en preuve au palais de justice d'Ottawa.

« Je ne suis pas arrivé là tout seul. Vous m’avez rendu fou », a dit M. Borutski au sergent-détective Caley O’Neill le 23 septembre 2015, le lendemain des crimes allégués.

« Je vous prie de faire quelque chose », a poursuivi M. Borutski. « Je suis allé à la police de Pembroke et je leur ai dit que ma femme me battait, je leur ai parlé du fait qu’elle me giflait, je leur ai parlé de mon avocat. Ce policier a tout dissimulé, je ne sais pas comment. »

Il a proféré des insultes à l’endroit du policier en question.

Pas certain d'avoir des regrets

M. Borutski a ensuite admis que ce qu’il avait fait était mal. Toutefois, lorsque M. O’Neill lui a demandé s’il regrettait ses gestes, sa réponse est moins claire.

« Bien sûr. Je ne sais pas. Pourquoi? Ça n’a pas de sens. Quand j’ai demandé à Anastasia pourquoi elle avait menti, elle aurait pu dire qu’elle était désolée et je suis certain que j’aurais arrêté. Ça aurait été suffisant. Mais elle a continué à mentir. Et Carol ment. Je lui ai parlé d’honnêteté, de vérité et d’optimisme, mais elle a continué à mentir. Il n’y a rien de mal en moi », a-t-il déblatéré.

Il a toutefois dit qu’il était désolé. « Bien sûr, je suis désolé. J’ai réfléchi, mais je n’ai pas réfléchi », a-t-il dit au policier.

Il a ensuite expliqué comment, après avoir tiré sur ces femmes, il aurait planifié de se suicider à l’aide de son fusil.

« Mais ensuite, je me suis mis à y réfléchir : "Tu ne peux pas faire ça, Basil, tu es innocent. Si tu fais exploser ta tête, tu n’iras jamais au paradis" », a-t-il confié.

M. O’Neill est le premier témoin du procès. La majorité de l’interrogatoire qu’il a mené avec l’accusé a été montré en cour jeudi et vendredi dernier.

Le procès doit se poursuivre pour 17 semaines. L'accusé se représente lui-même, n'ayant pas voulu d'avocat. Il a refusé de plaider coupable ou non coupable et même de parler, ce qui a forcé la cour à plaider non coupable à sa place.

Un médecin légiste témoigne

Plus tard mardi, le procureur de la Couronne Jeffery Richardson a appelé le Dr Christopher Milroy, médecin légiste en chef à l'Hôpital d'Ottawa, à la barre. C'est lui qui a effectué les autopsies des trois victimes.

Carol Culleton est morte étranglée par un câble coaxial blanc, selon le Dr Milroy. Elle avait des blessures aux mains, sur ses poignets et sur son front démontrant qu'elle s'est débattue. Elle serait morte en moins de cinq minutes.

Le Dr Milroy a aussi expliqué qu'Anastasia Kuzyk est morte d'une balle dans le cou et dans le haut de la poitrine qui a endommagé sa colonne vertébrale et un de ses poumons. Elle serait morte en moins d'une minute.

Nathalie Warmerdam est aussi morte d'une balle dans le cou, serait tombée immédiatement et aurait perdu la vie peu de temps après.

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