Pour la première fois il y a deux ans, une élection municipale gatinoise portait au pouvoir un candidat à la mairie et quatre conseillers issus d'un parti politique. L'occasion était belle, lundi, pour Action Gatineau de tracer un bilan de mi-mandat.

Myriam Nadeau, Mireille Apollon, Richard Bégin et Martin Lajeunesse ont toutefois préféré faire l'exercice sans leur chef, le maire Maxime Pedneaud-Jobin, qui fera son propre bilan.

Parmi une trentaine de réalisations soulignées, c'est celle d'avoir permis l'adoption d'un programme du conseil, qui semble satisfaire le plus les membres d'Action Gatineau estime Myriam Nadeau, du quartier Pointe-Gatineau.

« Les élus que vous avez devant vous se sont présentés avec un programme qui avait des visions et des orientations claires, qui rejoignent ces réalisations. Si on n'avait pas eu Action Gatineau, qui se serait engagé à défendre ces orientations pendant la campagne électorale? Je ne pense pas qu'on aurait pu tabler sur autant de réalisations », estime la conseillère.

Pas tous du même avis

Chez certains élus indépendants toutefois, l'analyse de deux dernières années à la table du conseil et la contribution d'Action Gatineaune ne se fait pas de la même façon.

« La majorité autour de la table, ce sont des indépendants », souligne la conseillère du district de Bellevue, Sylvie Goneau. « On peut faire la lecture qu'une grosse partie des réussites qu'on a faites depuis deux ans reposent sur le fait que les indépendants sont capables, eux, de mettre de l'eau dans leur vin et d'aller vers des idées qui sont bonnes et concrètes pour leur électorat, leurs concitoyens. »

Le conseiller indépendant de Limbour, Cédric Tessier, reconnaît toutefois que le bilan d'Action Gatineau est plutôt reluisant.

D'autres sont d'avis que malgré le programme d'Action Gatineau, le parti aurait pu faire preuve de plus de transparence. C'est le cas du conseiller du district du Plateau, Maxime Tremblay.

« Action Gatineau avait un programme, avait aussi un programme financier et qu'ils n'ont jamais présenté au conseil municipal. On peut bien parler et avoir de beaux projets, mais quand on n'a pas de cadre financier à assumer, je pense que c'est un problème », croit-il.

L'élection partielle à prévoir au cours des prochains mois dans le district du Lac-Beauchamp - à la suite de l'élection de Stéphane Lauzon comme député fédéral - pourrait laisser entrevoir des tensions encore plus vives entre Action Gatineau et les indépendants, qui voudront lancer un message avant la prochaine élection municipale.

D'après le reportage du journaliste Louka Jacques

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