Retour

Ado mort à Messines : la famille dénonce l'usage d'une force exagérée

Les réactions sont vives chez les proches de Brandon Maurice, cet adolescent de 17 ans, qui est mort lundi après avoir été intercepté lors d'une poursuite policière, à Messines, au sud de Maniwaki. La famille de la victime prétend que la police a fait l'usage d'une force excessive, voire exagérée.

L'oncle de la victime Bruno Jolivette est inconsolable, mais surtout en colère. Son neveu est mort inutilement, selon lui, et de façon brutale.

« Il y avait un million de façons de l'arrêter, a-t-il laissé tombé. Mais ils ont pris cette façon-là. Pourquoi? Ils ont choisi une façon qu'il ne fallait pas qu'ils choisissent. Il va falloir qu'ils répondent à ça! »

Brandon Maurice est mort après avoir été intercepté par un policier de la Sûreté du Québec.

Lorsque l'agent s'est approché de son véhicule, il aurait accéléré brusquement et traîné le policier sur le côté de la voiture.

C'est là que l'agent aurait dégainé son arme et tiré.

« On vient de tuer mon neveu. On a tiré dessus! », a-t-il dit la gorge nouée par l'émotion. « On est pas supposé de tirer sur des enfants ».

Des agents du Service de police de Montréal mènent une enquête.

Le policier qui a été blessé dans cette poursuite mortelle a reçu son congé de l'hopital.

Réactions locales

Les amis de Brandon Maurice sont en deuil. Roxane le connaît depuis l'école secondaire. Ce garçon, dit-elle, était presque un frère.

« Quand j'arrivais à l'école et que je n'allais pas trop bien, il me prenait dans ses bras. Il me disait que toute va ben aller Rox. Il m'apportait une joie », se rémémore-t-elle.

Le maire de Messines précise que sa municipalité vit des moments difficiles. Messines est un petit patelin. La famille Maurice est bien connue.

Même s'il est attristé par ce qui s'est produit, il ne croît pas que la SQ a abusé de son pouvoir comme le prétend la famille de la victime. Les policiers font généralement un bon travail, selon lui.

« Ça fait 20 ans que je suis maire de Messines », rappelle Ronald Cross. « La seule chose que j'entends ici, c'est que les gens font de la vitesse sur certains chemins et qu'on aimerait avoir la présence de la Sûreté du Québec. »

Rassemblement public

Brandon travaillait au Tim Horton de Maniwaki, tout comme sa mère.

Si le siège social accepte, le restaurant pourrait fermer ses portes pendant quelques heures le jour des funérailles de l'adolescent.

La famille de Brandon Maurice veut aussi souligner sa mort et sa mémoire au cours d'un rassemblement public, à Messines, ou devant les bureaux de la SQ, à Maniwaki,

Plus d'articles

Commentaires