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Adultes ayant une déficience intellectuelle : le gouvernement présente ses excuses

Le besoin de mettre en place plus de soutien et de services pour les personnes ayant une déficience intellectuelle en Ontario est « pressant », selon le plus récent rapport de l'ombudsman intitulé Dans l'impasse. Cette enquête a donné lieu à des excuses de la part du gouvernement mercredi à Queen's Park.

La plupart des 60 recommandations ciblent le ministère des Services sociaux et communautaires. Paul Dubé l'implore de s'assurer que les personnes dans le besoin aient un meilleur accès à un hébergement, notamment dans les situations de crise.

Les enquêteurs ont suivi 18 personnes pour cette enquête. Ils citent l'exemple d'une femme qui a été déplacée d'un refuge à l'autre 20 fois en 34 jours après avoir été maltraitée à la maison.

L'ombudsman propose aussi de créer des « unités de police spéciales capables de gérer les situations de maltraitance des adultes ayant une déficience intellectuelle ».

Paul Dubé se dit encouragé par les efforts du gouvernement, mais il ajoute qu'il continue de recevoir des plaintes.

La ministre présente ses excuses

Après le dépôt du rapport de l'ombudsman, la ministre des Services sociaux et communautaires, Helena Jaczek, a présenté ses excuses aux familles touchées, admettant que le ministère n'a pas été « à la hauteur ».

Le gouvernement libéral dit qu'il accepte toutes les recommandations de Paul Dubé.

L'ombudsman a lancé son enquête il y a quatre ans. Depuis, son bureau a reçu 1436 plaintes au sujet du système en Ontario. 

« Le système actuel est détraqué »

Le rapport est très clair : « Le modèle de soins institutionnels pour les personnes ayant une déficience intellectuelle, qui a prévalu dans cette province pendant plus d'un siècle, était un échec. » 

Pour Virginie Cobigo, professeure agrégée à l'École de psychologie de l'Université d'Ottawa, spécialisée dans les besoins des personnes atteintes de déficience intellectuelle, l'urgence est de mettre en place une stratégie de collaboration entre les ministères, les chercheurs, les familles et les services sociaux.

Alan McQuarrie, le directeur du centre de services communautaires de North Bay, abonde également en ce sens. Il estime que les familles sont le mieux placées pour connaître et répondre aux besoins des adultes ayant une déficience intellectuelle.

« Les familles savent ce qui compte pour les personnes en situation de crise, renchérit-il, parce que ce sont des situations vraiment très complexes ».

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