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Aide médicale à mourir : l'Ontario prend le pouls de sa population

En Ontario, la consultation publique sur l'aide médicale à mourir et les décisions de fin de vie s'arrête à Ottawa, jeudi soir, après avoir commencé son travail à Sudbury, mercredi.

La province, qui s'est inspirée des efforts du Québec à ce sujet, se déplacera dans neuf villes au cours du mois de janvier, dont Toronto et Kingston, pour prendre le pouls des citoyens. Le gouvernement avait annoncé le début de ce processus en décembre dernier, à la suite de la publication du rapport final d'un groupe consultatif d'experts.

« Les sondages qui ont été faits montrent qu'il y a plus de 75 % des Ontariens qui sont en faveur [de l'aide médicale à mourir] », souligne la procureure générale de l'Ontario, Madeleine Meilleur.

Près de 200 citoyens et représentants d'organismes ont fait le déplacement sur place afin de faire valoir leurs idées. Parmi ceux-ci, Louise Arbour de l'organisme « Action pour la vie » est assez critique envers le gouvernement.

D'autres viennent surtout pour avoir des renseignements. C'est le cas notamment de Michelle Grandmont, qui représente le Centre de service Guigues, un foyer pour personnes agées à Ottawa.

« On n'a pas de position comme telle. On a un intérêt général à savoir ce qui se passe », explique-t-elle.

Elle admet néanmois qu'il y a quelques points qui la « chicottent ». Elle espère qu'il sera possible de réviser ces derniers, et pourquoi pas, d'inciter le gouvernement à changer son fusil d'épaule.

Queen's Park entend se servir des observations du public pour choisir son approche et orienter ses lois et politiques futures sur cette délicate question.

6 mois de réflexion?

L'Ontario aimerait obtenir un sursis pour se doter d'une loi permettant l'aide médicale à mourir, soit le même délai que le gouvernement fédéral a demandé à la Cour suprême du Canada pour se conformer à son jugement.

Le 6 février dernier, la Cour suprême avait dit oui à l'aide médicale à mourir, en invalidant deux articles du Code criminel, notamment celui qui interdit à un médecin d'aider quelqu'un à s'enlever la vie dans des circonstances bien précises.

Le plus haut tribunal au pays avait alors donné un sursis de 12 mois, donc jusqu'au 6 février 2016, aux gouvernements fédéral et provinciaux pour leur permettre de réécrire leur loi, en respectant les nouveaux paramètres décrétés.

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